Démission du ministre de la Justice Paul Bégin

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Selon Bégin, cette démission est en partie due au manque flagrant de détermination du gouvernement de Bernard Landry face au projet de souveraineté politique du Québec. « Quelle perception veut-on laisser aux gens lorsqu’on déclare avoir un objectif et qu’en même temps on refuse de dire qu’on prendra les moyens nécessaires pour y arriver ? Belle façon de tuer l’idée qu’on dit vouloir vendre », explique le ministre démissionnaire. Depuis plusieurs mois, Bégin dit mener une campagne au sein du Conseil des ministres pour convaincre le premier ministre Landry de s’engager à tenir un référendum, mais sans grand succès. Il se dit aussi choqué que l’on nomme un médiateur dans le dossier des procureurs, alors qu’il subissait une intervention chirurgicale et qu’il avait déclaré qu’il était inconcevable de nommer un médiateur tandis que les négociations n’avaient pas encore débuté. Toujours selon Bégin, cette décision illustre une « profonde divergence de vues entre le premier ministre et moi » et « un manque de confiance à mon égard ». Bernard Landry reçoit la démission de son ministre avec regret et rend hommage à son professionnalisme. Il mentionne également qu’il comprend l’impatience de Bégin en ce qui concerne la souveraineté du Québec, mais qu’il n’est pas question d’un référendum tant qu’il n’est pas certain de le gagner. Paul Bégin sera remplacé par le ministre de la Sécurité publique, Normand Jutras, un avocat de profession qui est député de la circonscription de Drummond.Selon Bégin, cette démission est en partie due au manque flagrant de détermination du gouvernement de Bernard Landry face au projet de souveraineté politique du Québec. « Quelle perception veut-on laisser aux gens lorsqu’on déclare avoir un objectif et qu’en même temps on refuse de dire qu’on prendra les moyens nécessaires pour y arriver ? Belle façon de tuer l’idée qu’on dit vouloir vendre », explique le ministre démissionnaire. Depuis plusieurs mois, Bégin dit mener une campagne au sein du Conseil des ministres pour convaincre le premier ministre Landry de s’engager à tenir un référendum, mais sans grand succès. Il se dit aussi choqué que l’on nomme un médiateur dans le dossier des procureurs, alors qu’il subissait une intervention chirurgicale et qu’il avait déclaré qu’il était inconcevable de nommer un médiateur tandis que les négociations n’avaient pas encore débuté. Toujours selon Bégin, cette décision illustre une « profonde divergence de vues entre le premier ministre et moi » et « un manque de confiance à mon égard ». Bernard Landry reçoit la démission de son ministre avec regret et rend hommage à son professionnalisme. Il mentionne également qu’il comprend l’impatience de Bégin en ce qui concerne la souveraineté du Québec, mais qu’il n’est pas question d’un référendum tant qu’il n’est pas certain de le gagner. Paul Bégin sera remplacé par le ministre de la Sécurité publique, Normand Jutras, un avocat de profession qui est député de la circonscription de Drummond. Source : La Presse, 29 octobre 2002, p.A3.
Le Devoir, 29 octobre 2002, p.A6-A7.

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