Démission du ministre fédéral des Affaires étrangères, Maxime Bernier

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

L’affaire Bernier-Couillard remonte au remaniement ministériel d’août 2007. Muté de l’Industrie aux Affaires étrangères, le ministre Bernier s’est présenté à la résidence de la gouverneure générale accompagné de Julie Couillard. Cette décision suscite la controverse en 2008 lorsque l’on apprend que deux des ex-conjoints de cette femme ont été membres de groupes criminels. Interrogé sur cette relation, le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, met en doute le jugement du ministre Bernier et du premier ministre qui l’a apparemment nommé sans prendre les précautions nécessaires. Le chef libéral, Stéphane Dion, s’inquiète pour sa part des enjeux qui touchent la sécurité nationale. Le premier ministre Stephen Harper considère toutefois que cette relation est de nature strictement privée et qu’elle ne regarde pas les parlementaires. Insatisfaite, l’opposition fait ses choux gras de l’affaire Bernier-Couillard lors de la période des questions. Des recherches de la presse permettent d’apprendre que Julie Couillard opère une compagnie de sécurité aéroportuaire et qu’elle fréquente des proches du Parti conservateur pour le compte d’une entreprise qui tente d’obtenir un contrat lucratif du ministère des Travaux publics. Le 26 mai, Bernier démissionne de son poste de ministre après avoir admis qu’il avait oublié des documents classifiés du gouvernement chez son ex-conjointe. Quelques jours plus tard, une motion est adoptée au comité permanent de la sécurité publique afin de forcer la tenue d’une enquête chargée de faire la lumière sur les possibles manquements à la sécurité nationale dans cette affaire. Des représentants de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) et du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) sont interrogés à propos des procédures de sécurité dans l’embauche du personnel gouvernemental. Mais Bernier, Couillard, Harper et le ministre de la Sécurité publique, Stockwell Day, refusent de témoigner. Le comité se voit donc limité dans ses actions puisqu’il n’a pas le pouvoir de contraindre des députés à comparaître. Une enquête interne au ministère des Affaires étrangères est néanmoins en cours.L’affaire Bernier-Couillard remonte au remaniement ministériel d’août 2007. Muté de l’Industrie aux Affaires étrangères, le ministre Bernier s’est présenté à la résidence de la gouverneure générale accompagné de Julie Couillard. Cette décision suscite la controverse en 2008 lorsque l’on apprend que deux des ex-conjoints de cette femme ont été membres de groupes criminels. Interrogé sur cette relation, le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, met en doute le jugement du ministre Bernier et du premier ministre qui l’a apparemment nommé sans prendre les précautions nécessaires. Le chef libéral, Stéphane Dion, s’inquiète pour sa part des enjeux qui touchent la sécurité nationale. Le premier ministre Stephen Harper considère toutefois que cette relation est de nature strictement privée et qu’elle ne regarde pas les parlementaires. Insatisfaite, l’opposition fait ses choux gras de l’affaire Bernier-Couillard lors de la période des questions. Des recherches de la presse permettent d’apprendre que Julie Couillard opère une compagnie de sécurité aéroportuaire et qu’elle fréquente des proches du Parti conservateur pour le compte d’une entreprise qui tente d’obtenir un contrat lucratif du ministère des Travaux publics. Le 26 mai, Bernier démissionne de son poste de ministre après avoir admis qu’il avait oublié des documents classifiés du gouvernement chez son ex-conjointe. Quelques jours plus tard, une motion est adoptée au comité permanent de la sécurité publique afin de forcer la tenue d’une enquête chargée de faire la lumière sur les possibles manquements à la sécurité nationale dans cette affaire. Des représentants de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) et du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) sont interrogés à propos des procédures de sécurité dans l’embauche du personnel gouvernemental. Mais Bernier, Couillard, Harper et le ministre de la Sécurité publique, Stockwell Day, refusent de témoigner. Le comité se voit donc limité dans ses actions puisqu’il n’a pas le pouvoir de contraindre des députés à comparaître. Une enquête interne au ministère des Affaires étrangères est néanmoins en cours. Source : Le Devoir, 8 mai 2008, p. a1. La Presse, 11 juin 2008, p. A7. http://www.radio-canada.ca/nouvelles/National/2008/06/05/001-Bernier-Couillard-Accueil.shtml

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