Denis-Benjamin Viger en 1809 et en 1831 : de la répétition de l’histoire au crescendo de l’inacceptable1

Maxime Raymond-Dufour
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Cet article a pour objectif de comprendre l’état de la conscience historique de Denis-Benjamin Viger, politicien patriote bas-canadien, à travers deux de ses principaux ouvrages datant d’avant les Rébellions. On verra que, de 1809 à 1831, Viger a considérablement évolué comme intellectuel et comme penseur de l’histoire. En 1809, il était convaincu que l’histoire se répétait, fidèle en cela à sa culture humaniste acquise au Collège de Montréal, tandis qu’en 1831, il adopte un discours historique différent, plus conscient des particularités des différentes époques et moins convaincu de la pertinence des expériences passées pour l’évaluation du présent.
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This article aims at understanding the evolution of Denis-Benjamin Viger’s historical consciousness through the analysis of two of his main pre-Rebellion publications. The article will show that, from 1809 to 1831, Viger, a Lower Canada politician and patriot, evolved greatly as an intellectual and as a thinker of history. In 1809, he was convinced that history was repeating itself, in keeping with the humanist education he received from the Collège de Montréal. In 1831, he adopted a different historical discourse, which was more concerned with the specificities of the various historical periods and less convinced of the exemplary value of the past to assess the present.

Voir en ligne : http://id.erudit.org/iderudit/1048511ar