Dépôt d’un projet de loi sur la production, la vente et la distribution du papier journal

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Ce projet de loi est déposé en réaction à la hausse du prix que les producteurs exigent pour le papier journal. Ces hausses, stimulées par la demande américaine, causent de graves problèmes aux journaux québécois, une situation qui incite le premier ministre Duplessis à menacer les producteurs d’imposer une loi permettant à une régie gouvernementale de contrôler la fabrication, la vente et la distribution de papier-journal. Pour le premier ministre, les forêts du Québec : « doivent servir d’abord au peuple du Québec, sans injustice pour qui que ce soit et en respectant les droits de tout le monde, mais en n’oubliant pas que les citoyens et en particulier les journaux en sont les véritables propriétaires. » Les journaux se réjouissent évidemment de la résolution du premier ministre. L’éditorialiste du « Devoir », Paul Sauriol, écrit le 15 décembre : « L’attitude prise par M.Duplessis pour le papier-journal mérite des félicitations, mais toutes nos ressources naturelles doivent d’abord servir le Québec. » La Loi du papier-journal sera adoptée le 26 janvier 1956, 56 voix contre 22. Les Libéraux s’y opposeront parce qu’elle ne contient aucune mesure pour aider aux journaux qui verront le jour au cours des années à venir. Ce projet de loi est déposé en réaction à la hausse du prix que les producteurs exigent pour le papier journal. Ces hausses, stimulées par la demande américaine, causent de graves problèmes aux journaux québécois, une situation qui incite le premier ministre Duplessis à menacer les producteurs d’imposer une loi permettant à une régie gouvernementale de contrôler la fabrication, la vente et la distribution de papier-journal. Pour le premier ministre, les forêts du Québec : « doivent servir d’abord au peuple du Québec, sans injustice pour qui que ce soit et en respectant les droits de tout le monde, mais en n’oubliant pas que les citoyens et en particulier les journaux en sont les véritables propriétaires. » Les journaux se réjouissent évidemment de la résolution du premier ministre. L’éditorialiste du « Devoir », Paul Sauriol, écrit le 15 décembre : « L’attitude prise par M.Duplessis pour le papier-journal mérite des félicitations, mais toutes nos ressources naturelles doivent d’abord servir le Québec. » La Loi du papier-journal sera adoptée le 26 janvier 1956, 56 voix contre 22. Les Libéraux s’y opposeront parce qu’elle ne contient aucune mesure pour aider aux journaux qui verront le jour au cours des années à venir. Source : La Presse, 14 décembre 1955, p.3, 15 décembre 1955, p.3 et 27 janvier 1956, p.1 et 3.

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