Dépôt d’une motion à l’Assemblée législative réclamant l’adoption d’un drapeau canadien

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Le 27 février 1946, l’Assemblée législative avait demandé à l’unanimité au gouvernement fédéral de choisir un drapeau canadien qui soit distinctif. La décision d’adopter une version remaniée du Red Ensign, sur laquelle on aperçoit encore l’Union Jack, en juillet 1946, déçoit donc les milieux nationalistes canadiens-français. Le 19 novembre 1947, le député indépendant de Québec-Comté, René Chaloult, fera inscrire au feuilleton une motion qui demande que « cette Chambre invite le gouvernement du Québec à arborer sans délai, sur la tour centrale de son hôtel, un drapeau nettement canadien et qui symbolise les aspirations du peuple de cette province. » En mars, un comité, auquel participeront notamment Chaloult et André Laurendeau
, sera formé pour trouver une solution. Rapidement, les milieux nationalistes -« Le Devoir », la Société Saint-Jean-Baptiste, la Ligue d’Action nationale- font pression pour l’adoption du fleurdelisé, un drapeau bleu, avec une croix blanche, sur lequel on retrouve des fleurs de lis, symboles de l’origine française de la majorité des Québécois. La dissolution du comité survient le 23 avril. Il recommande l’adoption d’un drapeau distinctif à 7 votes contre 3. Le 2 décembre suivant, René Chaloult ramènera ce sujet au feuilleton. En janvier 1948, l’Assemblée législative adoptera unanimement le nouveau drapeau auquel on aura apporté une modification, soit la position des fleur de lis qui sont maintenant à la verticale.Le 27 février 1946, l’Assemblée législative avait demandé à l’unanimité au gouvernement fédéral de choisir un drapeau canadien qui soit distinctif. La décision d’adopter une version remaniée du Red Ensign, sur laquelle on aperçoit encore l’Union Jack, en juillet 1946, déçoit donc les milieux nationalistes canadiens-français. Le 19 novembre 1947, le député indépendant de Québec-Comté, René Chaloult, fera inscrire au feuilleton une motion qui demande que « cette Chambre invite le gouvernement du Québec à arborer sans délai, sur la tour centrale de son hôtel, un drapeau nettement canadien et qui symbolise les aspirations du peuple de cette province. » En mars, un comité, auquel participeront notamment Chaloult et André Laurendeau
, sera formé pour trouver une solution. Rapidement, les milieux nationalistes -« Le Devoir », la Société Saint-Jean-Baptiste, la Ligue d’Action nationale- font pression pour l’adoption du fleurdelisé, un drapeau bleu, avec une croix blanche, sur lequel on retrouve des fleurs de lis, symboles de l’origine française de la majorité des Québécois. La dissolution du comité survient le 23 avril. Il recommande l’adoption d’un drapeau distinctif à 7 votes contre 3. Le 2 décembre suivant, René Chaloult ramènera ce sujet au feuilleton. En janvier 1948, l’Assemblée législative adoptera unanimement le nouveau drapeau auquel on aura apporté une modification, soit la position des fleur de lis qui sont maintenant à la verticale. Source : L’Encyclopédie du Canada : édition 2000, Montréal, Stanké, 2000, p.862-863. Luc Bouvier, « L’histoire du drapeau », L’Action nationale, vol. LXXXVI, no.3, mars 1996, p.123-134. Luc Bouvier, « Vers le fleurdelisé », L’Action nationale, vol. LXXXVI, no.9, novembre 1996, p.97-107.

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