Dépôt du budget fédéral par le ministre des Finances Jim Flaherty

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Après avoir obtenu la prorogation des travaux de la Chambre avant la période des Fêtes, le gouvernement présente un budget qui va beaucoup plus loin que l’énoncé économique déposé en novembre 2008. Face à la détérioration de l’économie, au Canada et ailleurs dans le monde, le ministre Jim Flaherty décide d’augmenter le déficit de façon significative afin de stimuler la consommation. Les travaux publics, que plusieurs analystes considèrent comme la mesure la plus efficace à court terme, recevront une injection de 12 milliards en deux ans. D’autres initiatives, comme l’aide à la rénovation ou à la formation de la main-d’oeuvre, reçoivent également un accueil favorable. Par contre, la décision du gouvernement de réduire les impôts de 20 milliards de dollars sur six ans provoque des réactions partagées. D’une part, les économistes doutent de l’impact de cette mesure à court terme. De l’autre, ils s’inquiètent du fait que ces baisses d’impôt priveront l’État de revenus importants, même après la période prévue pour la crise. Pour combler ces dépenses, Flaherty prévoit un déficit de 86 milliards de dollars sur six ans, dont 34 milliards dès 2009-2010. Cette nouvelle approche, qui constitue un contraste par rapport aux positions défendues en 2008, ne satisfait pas le Nouveau Parti démocratique et le Bloc québécois qui annoncent d’entrée de jeu qu’ils n’appuieront pas le budget. Ces décisions placent le nouveau chef du Parti libéral du Canada, Michael Ignatieff, sur la sellette. Tout en exprimant des réserves, celui-ci décidera d’accorder sa confiance au budget à la condition que des rapports soient présentés à intervalles réguliers afin que l’on puisse mesure le degré de succès de la stratégie conservatrice. Après avoir obtenu la prorogation des travaux de la Chambre avant la période des Fêtes, le gouvernement présente un budget qui va beaucoup plus loin que l’énoncé économique déposé en novembre 2008. Face à la détérioration de l’économie, au Canada et ailleurs dans le monde, le ministre Jim Flaherty décide d’augmenter le déficit de façon significative afin de stimuler la consommation. Les travaux publics, que plusieurs analystes considèrent comme la mesure la plus efficace à court terme, recevront une injection de 12 milliards en deux ans. D’autres initiatives, comme l’aide à la rénovation ou à la formation de la main-d’oeuvre, reçoivent également un accueil favorable. Par contre, la décision du gouvernement de réduire les impôts de 20 milliards de dollars sur six ans provoque des réactions partagées. D’une part, les économistes doutent de l’impact de cette mesure à court terme. De l’autre, ils s’inquiètent du fait que ces baisses d’impôt priveront l’État de revenus importants, même après la période prévue pour la crise. Pour combler ces dépenses, Flaherty prévoit un déficit de 86 milliards de dollars sur six ans, dont 34 milliards dès 2009-2010. Cette nouvelle approche, qui constitue un contraste par rapport aux positions défendues en 2008, ne satisfait pas le Nouveau Parti démocratique et le Bloc québécois qui annoncent d’entrée de jeu qu’ils n’appuieront pas le budget. Ces décisions placent le nouveau chef du Parti libéral du Canada, Michael Ignatieff, sur la sellette. Tout en exprimant des réserves, celui-ci décidera d’accorder sa confiance au budget à la condition que des rapports soient présentés à intervalles réguliers afin que l’on puisse mesure le degré de succès de la stratégie conservatrice. Source : Le Devoir, 28 janvier 2009, p. A1 et autres ; La Presse, 28 janvier 2009, p. A1 et autres.
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/budget/federal2008/apres/faitsSaillants.shtml

Voir en ligne : http://bilan.usherbrooke.ca/bilan/p...