Dépôt du rapport Proulx sur le statut des écoles québécoises

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Le gouvernement du Parti québécois, qui avait demandé cette étude, reconnaît qu’une période de réflexion s’impose avant de mettre en application une ou plusieurs recommandations du rapport. À cet égard, la tenue d’une commission parlementaire est envisagée à courte échéance. De l’aveu des signataires, les propositions du rapport « marquent une rupture avec la tradition québécoise, qui a favorisé jusqu’ici les privilèges des catholiques et des protestants ». Mais pour Jean-Pierre Proulx, il n’est pas pour autant question « de sortir la religion de l’école, mais de réaménager sa place dans une nouvelle perspective, qui est celle de la laïcité ». Proulx fait allusion à d’autres recommandations du rapport comme l’élaboration d’un cours d’enseignement culturel des religions et le maintien de services d’animation selon les besoins exprimés. Des groupes de parents, tant catholiques que protestants, se promettent bien de faire pression sur le ministre de l’Éducation, François Legault, afin que la place de la religion à l’école soit respectée. Le débat sur le rapport Proulx trouvera un dénouement avec l’adoption de la Loi 118 par l’Assemblée nationale, le 14 juin 2000. Le gouvernement du Parti québécois, qui avait demandé cette étude, reconnaît qu’une période de réflexion s’impose avant de mettre en application une ou plusieurs recommandations du rapport. À cet égard, la tenue d’une commission parlementaire est envisagée à courte échéance. De l’aveu des signataires, les propositions du rapport « marquent une rupture avec la tradition québécoise, qui a favorisé jusqu’ici les privilèges des catholiques et des protestants ». Mais pour Jean-Pierre Proulx, il n’est pas pour autant question « de sortir la religion de l’école, mais de réaménager sa place dans une nouvelle perspective, qui est celle de la laïcité ». Proulx fait allusion à d’autres recommandations du rapport comme l’élaboration d’un cours d’enseignement culturel des religions et le maintien de services d’animation selon les besoins exprimés. Des groupes de parents, tant catholiques que protestants, se promettent bien de faire pression sur le ministre de l’Éducation, François Legault, afin que la place de la religion à l’école soit respectée. Le débat sur le rapport Proulx trouvera un dénouement avec l’adoption de la Loi 118 par l’Assemblée nationale, le 14 juin 2000. Source : La Presse, 1er avril 1999, p.A1 et B1, 3 avril 1999, p.A16.

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