Dépôt du rapport de la Commission Bouchard-Taylor

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

La Commission Bouchard-Taylor a été instaurée par le gouvernement du Québec en février 2007, après qu’un malaise identitaire se soit manifesté à la suite de la médiatisation de certaines demandes d’accommodements reliés à des pratiques culturelles et religieuses. Après avoir tenu des consultations publiques très médiatisées dans 17 villes, les deux coprésidents, Gérard Bouchard et Charles Taylor, rendent leur rapport public le 22 mai 2008. De façon unanime, ils présentent au gouvernement 37 recommandations regroupées sous sept grands thèmes. Premièrement, les coprésidents somment le gouvernement à soutenir financièrement les organismes qui jouent un rôle dans « l’apprentissage de la diversité ». Deuxièmement, ils proposent que les gestionnaires d’institutions publiques veillent à ce que leurs employés reçoivent une formation adéquate en matière de « pratiques d’harmonisation » afin de mieux les guider lorsqu’ils se retrouvent devant des demandes d’ajustement. Troisièmement, les commissaires recommandent que l’État accélère le processus de reconnaissance des diplômes et qu’il stimule la régionalisation des immigrants pour favoriser leur « intégration » à leur société d’accueil. Quatrièmement, ils interpellent l’Assemblée nationale afin qu’elle adopte « l’interculturalisme » comme modèle de gestion de la diversité. Cinquièmement, ils recommandent à l’État d’investir des efforts importants dans la lutte contre « les inégalités et la discrimination ». Sixièmement, selon eux, le concept de laïcité devrait être clairement défini, tout comme son domaine d’application. Enfin, pour Bouchard et Taylor, l’État devrait jouer un rôle de bailleur de fonds dans le financement de recherches s’appliquant à l’immigration et l’intégration. La question de la langue française n’a pas fait l’objet de recommandations puisque les commissaires jugent qu’elle dépasse leur mandat. Le chef du gouvernement, Jean Charest, prend le rapport au sérieux et promet qu’il aura des suites. Le chef de l’opposition, Mario Dumont, estime pour sa part que le rapport est trop timide relativement à l’affirmation de la culture dominante. En conséquence, il propose l’adoption d’une Constitution québécoise qui définirait les principes et les valeurs fondamentales des Québécois. Cette idée est partagée par le chef du Parti québécois, Pauline Marois. Déçue des solutions contenues dans le rapport, elle aurait souhaité y trouver davantage de repères communs auxquels les immigrants et la population en général pourraient s’identifier. Enfin, la formation Québec solidaire (QS) appuie sans réserve le rapport et souhaite la mise en œuvre rapide des recommandations. Les réactions de la population sont assez vives ; certains intellectuels se livrant même à des débats mordants dans les médias. La Commission Bouchard-Taylor a été instaurée par le gouvernement du Québec en février 2007, après qu’un malaise identitaire se soit manifesté à la suite de la médiatisation de certaines demandes d’accommodements reliés à des pratiques culturelles et religieuses. Après avoir tenu des consultations publiques très médiatisées dans 17 villes, les deux coprésidents, Gérard Bouchard et Charles Taylor, rendent leur rapport public le 22 mai 2008. De façon unanime, ils présentent au gouvernement 37 recommandations regroupées sous sept grands thèmes. Premièrement, les coprésidents somment le gouvernement à soutenir financièrement les organismes qui jouent un rôle dans « l’apprentissage de la diversité ». Deuxièmement, ils proposent que les gestionnaires d’institutions publiques veillent à ce que leurs employés reçoivent une formation adéquate en matière de « pratiques d’harmonisation » afin de mieux les guider lorsqu’ils se retrouvent devant des demandes d’ajustement. Troisièmement, les commissaires recommandent que l’État accélère le processus de reconnaissance des diplômes et qu’il stimule la régionalisation des immigrants pour favoriser leur « intégration » à leur société d’accueil. Quatrièmement, ils interpellent l’Assemblée nationale afin qu’elle adopte « l’interculturalisme » comme modèle de gestion de la diversité. Cinquièmement, ils recommandent à l’État d’investir des efforts importants dans la lutte contre « les inégalités et la discrimination ». Sixièmement, selon eux, le concept de laïcité devrait être clairement défini, tout comme son domaine d’application. Enfin, pour Bouchard et Taylor, l’État devrait jouer un rôle de bailleur de fonds dans le financement de recherches s’appliquant à l’immigration et l’intégration. La question de la langue française n’a pas fait l’objet de recommandations puisque les commissaires jugent qu’elle dépasse leur mandat. Le chef du gouvernement, Jean Charest, prend le rapport au sérieux et promet qu’il aura des suites. Le chef de l’opposition, Mario Dumont, estime pour sa part que le rapport est trop timide relativement à l’affirmation de la culture dominante. En conséquence, il propose l’adoption d’une Constitution québécoise qui définirait les principes et les valeurs fondamentales des Québécois. Cette idée est partagée par le chef du Parti québécois, Pauline Marois. Déçue des solutions contenues dans le rapport, elle aurait souhaité y trouver davantage de repères communs auxquels les immigrants et la population en général pourraient s’identifier. Enfin, la formation Québec solidaire (QS) appuie sans réserve le rapport et souhaite la mise en œuvre rapide des recommandations. Les réactions de la population sont assez vives ; certains intellectuels se livrant même à des débats mordants dans les médias. Source : Le Devoir, 24 mai 2001, p. a1 et b1 ; 27 mai 2008, p. a2.
http://www.accommodements.qc.ca/communiques/2008-05-22c.html  ;
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/National/2008/05/22/011-BT-Reax-communautes.shtml

Voir en ligne : http://www.bilan.usherbrooke.ca/bil...