Dépôt du rapport de la Commission Gomery

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Le scandale des commandites avait été dévoilé en février 2004 dans le rapport de la vérificatrice générale du Canada, Sheila Fraser. L’intégrité du gouvernement étant remise en question, le premier ministre Paul Martin avait alors décidé de créer une commission chargée d’enquêter sur les irrégularités commises dans le cadre du programme des commandites, particulièrement des accusations d’ingérence politique et de détournement d’argent public au profit de firmes de publicité liées avec le Parti libéral du Canada (PLC). Le juge John H. Gomery préside cette commission dont les délibérations se terminent en juin 2005. Dans son rapport, le juge écorche ces firmes de publicité ainsi que les fonctionnaires qui ont géré le programme des commandites. Il pointe également du doigt le premier ministre du temps, Jean Chrétien, son chef de cabinet, Jean Pelletier, ainsi que le ministre des Travaux publics, Alfonso Gagliano, ce qui suscite de vives réactions de leur part. Dans ses conclusions, Gomery blanchit toutefois l’actuel premier ministre, Paul Martin, qu’il faut selon lui « exonérer au même titre que tout autre ministre québécois, (...) étant donné que son rôle à la tête du ministère ne comprenait pas la supervision des dépenses du cabinet du premier ministre ou de Travaux publics et Services gouvernementaux Canada. » Les libéraux réagiront à ce rapport en expulsant de leurs rangs 10 membres dont la réputation a été ternie. Ils paieront néanmoins un prix politique pour ce scandale qui joue un rôle important dans la victoire du Parti conservateur canadien (PCC) aux élections générales de janvier 2006. Dans un deuxième rapport, publié en février 2006, le juge donnera ses recommandations sur les modifications à apporter au système afin d’éviter la répétition d’un scandale de ce genre au Canada. Le scandale des commandites avait été dévoilé en février 2004 dans le rapport de la vérificatrice générale du Canada, Sheila Fraser. L’intégrité du gouvernement étant remise en question, le premier ministre Paul Martin avait alors décidé de créer une commission chargée d’enquêter sur les irrégularités commises dans le cadre du programme des commandites, particulièrement des accusations d’ingérence politique et de détournement d’argent public au profit de firmes de publicité liées avec le Parti libéral du Canada (PLC). Le juge John H. Gomery préside cette commission dont les délibérations se terminent en juin 2005. Dans son rapport, le juge écorche ces firmes de publicité ainsi que les fonctionnaires qui ont géré le programme des commandites. Il pointe également du doigt le premier ministre du temps, Jean Chrétien, son chef de cabinet, Jean Pelletier, ainsi que le ministre des Travaux publics, Alfonso Gagliano, ce qui suscite de vives réactions de leur part. Dans ses conclusions, Gomery blanchit toutefois l’actuel premier ministre, Paul Martin, qu’il faut selon lui « exonérer au même titre que tout autre ministre québécois, (...) étant donné que son rôle à la tête du ministère ne comprenait pas la supervision des dépenses du cabinet du premier ministre ou de Travaux publics et Services gouvernementaux Canada. » Les libéraux réagiront à ce rapport en expulsant de leurs rangs 10 membres dont la réputation a été ternie. Ils paieront néanmoins un prix politique pour ce scandale qui joue un rôle important dans la victoire du Parti conservateur canadien (PCC) aux élections générales de janvier 2006. Dans un deuxième rapport, publié en février 2006, le juge donnera ses recommandations sur les modifications à apporter au système afin d’éviter la répétition d’un scandale de ce genre au Canada. Source : Le Devoir, 2 novembre 2005, p. A1-A10. La Presse, 2 novembre 2005, p. A1-A13, A30-A33.

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