Dépôt du rapport de la Commission sur l’avenir des soins de santé au Canada présidée par Roy Romanow

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

De ce montant, 8,5 milliards de dollars seraient injectés au cours des deux prochaines années dans cinq fonds déterminés précisément par le fédéral, ainsi que 6,5 milliards de dollars récurrents à compter de 2005-2006. Ces milliards devront aller entre autres aux soins à domicile, aux régions et à atténuer le coût des médicaments. Actuellement, Ottawa contribuerait à 14 % de la facture dans le domaine de la santé. Le rapport Romanow propose que cette contribution soit portée à 25 %. Selon Romanow : « Il est temps qu’Ottawa assume de nouveau une part plus importante du risque financier dans le domaine de l’assurance-santé. » Pour financer ce nouveau budget, le rapport Romanow ne prévoit pas de hausses d’impôts ni de nouveaux moyens de financement. Il compte sur la croissance économique et les excédents budgétaires du gouvernement qui devraient atteindre les 14,4 milliards de dollars pendant une période de trois ans. Les provinces sont assez satisfaites de ce réinvestissement des argents, mais elles craignent l’ingérence du gouvernement fédéral. « Tous les nouveaux fonds, conseils et autres organismes pancanadiens qui sont proposés par M. Romanow ne viendraient que rendre plus complexe la gestion de notre réseau de santé. L’approche proposée par M. Romanow est carrément une approche centralisatrice alors qu’au Québec, nous essayons justement de décentraliser la gestion de ce réseau », explique le ministre québécois de la Santé, François Legault. Fidèle à ses positions, le gouvernement dirigé par Bernard Landry veut forcer le fédéral à transférer les milliards sans condition. « Ce que nous voulons, c’est que le gouvernement central transfère sans condition et tout de suite les sommes dont nous avons besoin pour la santé. Nous verserons ces sommes dans une caisse santé et nous les mettrons au service des malades dans les semaines et les mois qui viennent, mais le temps presse », affirme Landry. Celui-ci compte rencontrer ses homologues des autres provinces afin de consolider le consensus pour les transferts sans condition.De ce montant, 8,5 milliards de dollars seraient injectés au cours des deux prochaines années dans cinq fonds déterminés précisément par le fédéral, ainsi que 6,5 milliards de dollars récurrents à compter de 2005-2006. Ces milliards devront aller entre autres aux soins à domicile, aux régions et à atténuer le coût des médicaments. Actuellement, Ottawa contribuerait à 14 % de la facture dans le domaine de la santé. Le rapport Romanow propose que cette contribution soit portée à 25 %. Selon Romanow : « Il est temps qu’Ottawa assume de nouveau une part plus importante du risque financier dans le domaine de l’assurance-santé. » Pour financer ce nouveau budget, le rapport Romanow ne prévoit pas de hausses d’impôts ni de nouveaux moyens de financement. Il compte sur la croissance économique et les excédents budgétaires du gouvernement qui devraient atteindre les 14,4 milliards de dollars pendant une période de trois ans. Les provinces sont assez satisfaites de ce réinvestissement des argents, mais elles craignent l’ingérence du gouvernement fédéral. « Tous les nouveaux fonds, conseils et autres organismes pancanadiens qui sont proposés par M. Romanow ne viendraient que rendre plus complexe la gestion de notre réseau de santé. L’approche proposée par M. Romanow est carrément une approche centralisatrice alors qu’au Québec, nous essayons justement de décentraliser la gestion de ce réseau », explique le ministre québécois de la Santé, François Legault. Fidèle à ses positions, le gouvernement dirigé par Bernard Landry veut forcer le fédéral à transférer les milliards sans condition. « Ce que nous voulons, c’est que le gouvernement central transfère sans condition et tout de suite les sommes dont nous avons besoin pour la santé. Nous verserons ces sommes dans une caisse santé et nous les mettrons au service des malades dans les semaines et les mois qui viennent, mais le temps presse », affirme Landry. Celui-ci compte rencontrer ses homologues des autres provinces afin de consolider le consensus pour les transferts sans condition. Source : La Presse, 27 novembre 2002, p. A8, 28 novembre 2002, p.A1, A6, 29 novembre 2002, p.A7, 30 novembre 2002, p.A1, E5. Le Devoir, 29 novembre 2002, p. A4.

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