Dépôt du rapport du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement sur le gaz de schiste au Québec

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

La question de l’exploitation du gaz de schiste, que l’on retrouverait en quantité importante dans les basses terres du Saint-Laurent, suscite un débat animé dans la société québécoise. Des incidents survenus dans d’autres pays, les résultats d’études scientifiques, ainsi que l’attitude cavalière de certaines compagnies oeuvrant au Québec nourrissent les inquiétudes de la population. Le mécontentement exprimé lors d’assemblées publiques vise les entreprises, mais également le gouvernement libéral de Jean Charest. Pour le moment, celui-ci refuse d’adopter un moratoire sur l’exploitation de cette ressource, une décision qui accentue la grogne. L’Association pétrolière et gazière du Québec tente de calmer le jeu en nommant à sa présidence l’ex-premier ministre du Québec, Lucien Bouchard, pour la représenter et défendre ses intérêts. Le gouvernement demande pour sa part au Bape de lui présenter un rapport faisant le tour de la question. Des audiences, dont certaines s’avèrent houleuses, sont tenues à l’automne 2010. Rendu public le 8 mars 2011, le rapport écarte l’idée d’un moratoire. Afin de clarifier les zones grises, il demande cependant une Évaluation environnementale stratégique (EES) qui permettra de mieux évaluer les risques liés à l’exploitation du gaz de schiste. Les entreprises gazières pourront poursuivre leurs activités là où il y a eu une fracturation hydraulique, mais les autres ne pourront le faire que dans le cadre de l’EES. Le ministre du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, Pierre Arcand, se dit favorable à la majorité de la centaine de recommandations du rapport. Celui-ci reçoit également un accueil positif de la part des villes et des groupes environnementaux. Ils suivront toutefois de près l’évolution de l’EES qui devrait prendre entre 18 et 30 mois. Lors du dépôt du budget provincial, le 17 mars, le ministre des Finances Raymond Bachand annonce également que le montant des redevances versées au gouvernement par les entreprises impliquées dans cette industrie fera l’objet d’une révision. La question de l’exploitation du gaz de schiste, que l’on retrouverait en quantité importante dans les basses terres du Saint-Laurent, suscite un débat animé dans la société québécoise. Des incidents survenus dans d’autres pays, les résultats d’études scientifiques, ainsi que l’attitude cavalière de certaines compagnies oeuvrant au Québec nourrissent les inquiétudes de la population. Le mécontentement exprimé lors d’assemblées publiques vise les entreprises, mais également le gouvernement libéral de Jean Charest. Pour le moment, celui-ci refuse d’adopter un moratoire sur l’exploitation de cette ressource, une décision qui accentue la grogne. L’Association pétrolière et gazière du Québec tente de calmer le jeu en nommant à sa présidence l’ex-premier ministre du Québec, Lucien Bouchard, pour la représenter et défendre ses intérêts. Le gouvernement demande pour sa part au Bape de lui présenter un rapport faisant le tour de la question. Des audiences, dont certaines s’avèrent houleuses, sont tenues à l’automne 2010. Rendu public le 8 mars 2011, le rapport écarte l’idée d’un moratoire. Afin de clarifier les zones grises, il demande cependant une Évaluation environnementale stratégique (EES) qui permettra de mieux évaluer les risques liés à l’exploitation du gaz de schiste. Les entreprises gazières pourront poursuivre leurs activités là où il y a eu une fracturation hydraulique, mais les autres ne pourront le faire que dans le cadre de l’EES. Le ministre du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, Pierre Arcand, se dit favorable à la majorité de la centaine de recommandations du rapport. Celui-ci reçoit également un accueil positif de la part des villes et des groupes environnementaux. Ils suivront toutefois de près l’évolution de l’EES qui devrait prendre entre 18 et 30 mois. Lors du dépôt du budget provincial, le 17 mars, le ministre des Finances Raymond Bachand annonce également que le montant des redevances versées au gouvernement par les entreprises impliquées dans cette industrie fera l’objet d’une révision. Source : Le Devoir, 9 mars 2011, p. 1 et al. ; La Presse, 9 mars 2011, p. 2-3 et al.
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/environnement/2011/03/08/003-rapport-bape-gaz-schiste.shtml

Voir en ligne : http://www.bilan.usherbrooke.ca/bil...