Dépôt du rapport du Comité spécial du Sénat sur les moyens de communication de masse

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Après avoir reçu 500 mémoires et entendu de nombreux témoins, le Comité remet son rapport en trois volumes. Parmi les recommandations, ou les suggestions du comité, soulignons celle de révoquer les privilèges fiscaux accordés aux publications « Time » et « Reader’s Digest » depuis 1964. À un autre niveau, on aborde la question de la création d’un Conseil de surveillance de la propriété de la presse qui jouerait un peu le même rôle que le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC), mais pour l’imprimé. La possibilité de mettre sur pied un fonds de deux millions de dollars pour des prêts annuels à des entreprises canadiennes d’édition est également évoquée. Selon une étude, 18 groupes d’éditions contrôleraient les deux tiers des 116 quotidiens canadiens. Cette concentration tranche avec la situation qui prévalait avant 1914, alors que les 138 quotidiens étaient détenus par 136 éditeurs différents. Le phénomène inquiète le Comité qui mentionne dans son rapport : « Toutes les transactions qui augmentent la concentration de la propriété des moyens d’information sont indésirables et contraire à l’intérêt public - à moins de preuve du contraire. » Après avoir reçu 500 mémoires et entendu de nombreux témoins, le Comité remet son rapport en trois volumes. Parmi les recommandations, ou les suggestions du comité, soulignons celle de révoquer les privilèges fiscaux accordés aux publications « Time » et « Reader’s Digest » depuis 1964. À un autre niveau, on aborde la question de la création d’un Conseil de surveillance de la propriété de la presse qui jouerait un peu le même rôle que le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC), mais pour l’imprimé. La possibilité de mettre sur pied un fonds de deux millions de dollars pour des prêts annuels à des entreprises canadiennes d’édition est également évoquée. Selon une étude, 18 groupes d’éditions contrôleraient les deux tiers des 116 quotidiens canadiens. Cette concentration tranche avec la situation qui prévalait avant 1914, alors que les 138 quotidiens étaient détenus par 136 éditeurs différents. Le phénomène inquiète le Comité qui mentionne dans son rapport : « Toutes les transactions qui augmentent la concentration de la propriété des moyens d’information sont indésirables et contraire à l’intérêt public - à moins de preuve du contraire. » Source : Le Devoir, 10 décembre 1970, p.1 et 6.

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