Des trésors méconnus

, par Instantanés

 

Une richesse cachée et peu exploitée se trouve dans les actes notariés.

 

Ayant généralement une utilité généalogique et administrative, ces documents peuvent également être consultés à des fins historiques puisqu’ils illustrent l’évolution des biens possédés, des transactions passées et des conditions sociales.

 

Parmi tous les types d’actes notariés existants (vente, bail, protêt, testament, etc.), l’inventaire après décès se révèle une source informationnelle riche en détails sur la vie du quotidien. Il répertorie notamment les possessions d’une personne ou d’un couple sous la forme de listes d’objets, d’immeubles et de dettes passives et actives. Ces listes se prêtent bien à des recherches historiques sur les sujets les plus variés. Entre autres, un exemple particulièrement éloquent est contenu dans l’inventaire du cabinet du Dr John Stephenson dans lequel les fournitures et les ouvrages médicaux possédés par ce médecin sont énumérés.

 

 

 

Inventory of the estate of the late John Stephenson, 1er mars 1842, acte 5096 (2), p. 1 (CN601, S175)

 

 

 

Décrivant le contenu des pièces communes à toute maison (cuisine, salon, chambres, etc.), cet acte notarié prend toute sa saveur dans un passage où sont mentionnés les espaces réservés à la pratique professionnelle du Dr Stephenson :

 

 

 

Inventory of the estate of the late John Stephenson, 1er mars 1842. BAnQ Vieux-Montréal (CN601,S175 – acte 5096 (2), p. 28).

 

 

 

Inventory of the estate of the late John Stephenson, 1er mars 1842. BAnQ Vieux-Montréal (CN601, S175 – acte 5096 (2), p. 35).

 

 

Cette section de l’inventaire décrit minutieusement les fournitures, les instruments et les ouvrages de référence médicaux possédés et utilisés par le praticien.

 

Outre l’intérêt de représenter efficacement la richesse du propriétaire, ces données pourraient être utilisées dans de multiples projets de recherche ou d’écriture, notamment pour comparer la situation entre un médecin de la ville et un médecin de la campagne, pour retracer l’évolution des pratiques et des outils de travail ainsi que pour déterminer les matières employées à la fabrication des dits outils médicaux.

 

L’éventail des possibilités est large pour valoriser ces documents trop souvent limités aux sphères généalogiques et administratives alors que les mille et un détails qui y sont contenus racontent l’évolution d’une société.

 

 

Hélène Chartrand, technicienne en documentation – BAnQ Vieux-Montréal

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