Dévoilement de conversations survenues entre l’ex-ministre Claude Morin et des agents de la Gendarmerie royale du Canada

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Les événements remontent au milieu des années 1970 (1974 à 1977), alors que Morin était un des principaux stratèges du PQ. Le dévoilement de ses conversations avec des agents de la GRC soulève un tollé, même si Morin s’efforce de minimiser leur impact. Selon lui, les discussions portaient essentiellement sur les possibilités d’infiltration du PQ par des éléments étrangers, pas sur des révélations relatives à la vie interne du parti. « Nous nous en tenions souvent à des généralités. On discuta même de l’influence américaine et soviétique dans le monde, etc. » Pressé par le ministre de la Justice de l’époque, Marc-André Bédard, Morin aurait mis fin à cette liaison en 1977. Dans un texte intitulé : « Moi, Claude Morin, informateur de la GRC », l’ex-ministre donne sa version de l’affaire, allant jusqu’à affirmer que c’est lui « qui tirait les vers du nez » de ses interlocuteurs. Selon Morin : « ..l’accession d’un peuple à la souveraineté ne se réalise pas en vase clos et ne relève pas de la magie, mais dépend d’un rapport de forces politiques où, parmi d’autres facteurs, la connaissance des manoeuvres adverses joue un rôle essentiel. Il serait irresponsable de ne pas essayer de les voir venir. » La polémique entourant ces révélations sera toutefois vive, particulièrement au sein du PQ où la démarche de Morin demeurera un sujet très discuté. Les événements remontent au milieu des années 1970 (1974 à 1977), alors que Morin était un des principaux stratèges du PQ. Le dévoilement de ses conversations avec des agents de la GRC soulève un tollé, même si Morin s’efforce de minimiser leur impact. Selon lui, les discussions portaient essentiellement sur les possibilités d’infiltration du PQ par des éléments étrangers, pas sur des révélations relatives à la vie interne du parti. « Nous nous en tenions souvent à des généralités. On discuta même de l’influence américaine et soviétique dans le monde, etc. » Pressé par le ministre de la Justice de l’époque, Marc-André Bédard, Morin aurait mis fin à cette liaison en 1977. Dans un texte intitulé : « Moi, Claude Morin, informateur de la GRC », l’ex-ministre donne sa version de l’affaire, allant jusqu’à affirmer que c’est lui « qui tirait les vers du nez » de ses interlocuteurs. Selon Morin : « ..l’accession d’un peuple à la souveraineté ne se réalise pas en vase clos et ne relève pas de la magie, mais dépend d’un rapport de forces politiques où, parmi d’autres facteurs, la connaissance des manoeuvres adverses joue un rôle essentiel. Il serait irresponsable de ne pas essayer de les voir venir. » La polémique entourant ces révélations sera toutefois vive, particulièrement au sein du PQ où la démarche de Morin demeurera un sujet très discuté. Source : Le Devoir, 8 mai 1992, p.1, A4 et B8. La Presse, 8 mai 1992, p.1 et A2 ; 9 mai 1992, p.1 et A2.

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