Dévoilement de « l’affaire Munsinger » à la Chambre des communes

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Cette histoire remonte à la fin des années 50 alors que le ministre associé à la Défense nationale, Pierre Sévigny
, entretenait une liaison avec Gerda Munsinger, une immigrante allemande que les services secrets canadiens auraient considérée comme une menace à la sécurité nationale. L’affaire fera scandale et occupera pendant quelque temps la première place des journaux. Il faut préciser que Sévigny, un progressiste-conservateur qui a servi dans le cabinet de John Diefenbaker
, n’est plus en politique au moment où cette affaire devient publique. Depuis 1963, les Progressistes-conservateurs siègent dans l’Opposition, et il semble d’ailleurs que ce soit leur insistance à attaquer les Libéraux sur certains dossiers qui auraient incité ces derniers à déterrer « l’affaire Munsinger ». En fin de compte, une Commission arrivera à la conclusion que le ministre Sévigny avait fait preuve de négligence, mais sans pour autant démontrer que sa liaison avec Gerda Munsigner aurait constitué une menace réelle à la sécurité nationale. À l’image de l’affaire Profumo survenue en Angleterre peu de temps auparavant, cette controverse aura toutefois été entourée d’un battage médiatique exceptionnel.Cette histoire remonte à la fin des années 50 alors que le ministre associé à la Défense nationale, Pierre Sévigny
, entretenait une liaison avec Gerda Munsinger, une immigrante allemande que les services secrets canadiens auraient considérée comme une menace à la sécurité nationale. L’affaire fera scandale et occupera pendant quelque temps la première place des journaux. Il faut préciser que Sévigny, un progressiste-conservateur qui a servi dans le cabinet de John Diefenbaker
, n’est plus en politique au moment où cette affaire devient publique. Depuis 1963, les Progressistes-conservateurs siègent dans l’Opposition, et il semble d’ailleurs que ce soit leur insistance à attaquer les Libéraux sur certains dossiers qui auraient incité ces derniers à déterrer « l’affaire Munsinger ». En fin de compte, une Commission arrivera à la conclusion que le ministre Sévigny avait fait preuve de négligence, mais sans pour autant démontrer que sa liaison avec Gerda Munsigner aurait constitué une menace réelle à la sécurité nationale. À l’image de l’affaire Profumo survenue en Angleterre peu de temps auparavant, cette controverse aura toutefois été entourée d’un battage médiatique exceptionnel. Source : L’Encyclopédie du Canada : édition 2000, Montréal, Stanké, 2000, p.1650 et 2283. Commission d’enquête sur certaines questions relatives à la dénommée Gerda Munsinger, Rapport de la Commission d’enquête sur certaines questions relatives à la dénommée Gerda Munsinger, 1966, 102 pages.

Voir en ligne : http://bilan3.usherbrooke.ca/bilan/...