Dévoilement du plan d’accueil des immigrants syriens par le gouvernement fédéral

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

La guerre civile en Syrie provoque un exode qui, combiné au flot d’immigrants d’autres pays désireux d’entrer en Europe, créé une situation de crise aigüe. Alors que les pays européens tentent de s’entendre sur la stratégie à suivre pour accueillir ces centaines de milliers de migrants, d’autres pays, comme le Canada, sont sollicités pour faire leur part. Ce dossier devient un thème de la campagne électorale fédérale. Le chef du Parti libéral du Canada (PLC), Justin Trudeau, s’engage à ce que, s’il est élu, le Canada reçoive 25 000 réfugiés syriens avant le 1er janvier 2016. L’objectif est considéré ambitieux par plusieurs, mais Trudeau, qui est assermenté au poste de premier ministre le 4 novembre 2015, garde le cap. Les interrogations persistent. Elles s’accentuent même avec les attentats terroristes qui frappent Beyrouth, Paris et Bamako en novembre 2015. La crainte de voir des islamistes radicaux infiltrer le pays en s’intégrant aux réfugiés amène le gouvernement fédéral à rassurer les citoyens sur l’efficacité des normes de sécurité précédant l’arrivée des migrants syriens. Sur le plan logistique, le défi demeure énorme. Le 24 novembre, le gouvernement fédéral dévoile les grandes lignes de son plan. Il prévoit toujours que le Canada accueillera 25 000 réfugiés, mais la date limite est déplacée à la fin de février 2016. La grande majorité des 10 000 arrivants prévus avant janvier 2016 seront par ailleurs parrainés par des familles ou des organismes publics. Une priorité sera également accordée aux familles et aux femmes jugées « à risque ». Les coûts de cette opération sont estimés à plus d’un demi-milliard de dollars sur 5 ans. Pour sa part, le gouvernement du Québec s’engage le lendemain à recevoir 3650 immigrants syriens avant le 1er janvier 2016, 7300 en tout en 2015-2016, dont plus de 6000 à Montréal et dans les villes environnantes, notamment Laval et Longueuil. Le reste sera partagé entre une dizaine de villes. Le nombre pourrait même être augmenté avec un financement adéquat du fédéral. Le ministre de la Sécurité publique, Pierre Moreau, se fait rassurant en ce qui a trait aux garanties fournies par le gouvernement fédéral sur le plan de la sécurité. On estime que Québec injectera 29 millions de dollars par année afin d’accueillir et d’intégrer ces nouveaux arrivants. La guerre civile en Syrie provoque un exode qui, combiné au flot d’immigrants d’autres pays désireux d’entrer en Europe, créé une situation de crise aigüe. Alors que les pays européens tentent de s’entendre sur la stratégie à suivre pour accueillir ces centaines de milliers de migrants, d’autres pays, comme le Canada, sont sollicités pour faire leur part. Ce dossier devient un thème de la campagne électorale fédérale. Le chef du Parti libéral du Canada (PLC), Justin Trudeau, s’engage à ce que, s’il est élu, le Canada reçoive 25 000 réfugiés syriens avant le 1er janvier 2016. L’objectif est considéré ambitieux par plusieurs, mais Trudeau, qui est assermenté au poste de premier ministre le 4 novembre 2015, garde le cap. Les interrogations persistent. Elles s’accentuent même avec les attentats terroristes qui frappent Beyrouth, Paris et Bamako en novembre 2015. La crainte de voir des islamistes radicaux infiltrer le pays en s’intégrant aux réfugiés amène le gouvernement fédéral à rassurer les citoyens sur l’efficacité des normes de sécurité précédant l’arrivée des migrants syriens. Sur le plan logistique, le défi demeure énorme. Le 24 novembre, le gouvernement fédéral dévoile les grandes lignes de son plan. Il prévoit toujours que le Canada accueillera 25 000 réfugiés, mais la date limite est déplacée à la fin de février 2016. La grande majorité des 10 000 arrivants prévus avant janvier 2016 seront par ailleurs parrainés par des familles ou des organismes publics. Une priorité sera également accordée aux familles et aux femmes jugées « à risque ». Les coûts de cette opération sont estimés à plus d’un demi-milliard de dollars sur 5 ans. Pour sa part, le gouvernement du Québec s’engage le lendemain à recevoir 3650 immigrants syriens avant le 1er janvier 2016, 7300 en tout en 2015-2016, dont plus de 6000 à Montréal et dans les villes environnantes, notamment Laval et Longueuil. Le reste sera partagé entre une dizaine de villes. Le nombre pourrait même être augmenté avec un financement adéquat du fédéral. Le ministre de la Sécurité publique, Pierre Moreau, se fait rassurant en ce qui a trait aux garanties fournies par le gouvernement fédéral sur le plan de la sécurité. On estime que Québec injectera 29 millions de dollars par année afin d’accueillir et d’intégrer ces nouveaux arrivants. Source : http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-canadienne/201511/24/01-4924271-refugies-la-date-butoir-reportee-a-fevrier.php  ;
http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2015/11/25/003-plan-quebec-accueil-refugies-syriens-villes.shtml  ;
http://quebec.huffingtonpost.ca/2015/11/25/refugies-syriens--quebec-devoile-son-plan_n_8646948.html

Voir en ligne : http://bilan.usherbrooke.ca/bilan/p...