Discours du ministre des Richesses naturelles du Québec dans le cadre de la Semaine nationale de l’électricité

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Les propos de René Lévesque
vont ébranler les gens présents et susciter un débat intense, comparable à celui soulevé par la Commission Lapointe au cours des années 30. Dans ce discours, Lévesque rappelle que 46 compagnies se partagent la production de l’électricité, que les tarifs varient selon les régions et que les coûts ont augmenté, car il n’y a pas de coordination entre les investissements. Il propose l’unification du réseau pour assurer un nivellement des tarifs et une exploitation rationnelle des ressources. Du côté des journaux francophones, un consensus émerge en faveur du projet, qui reçoit notamment l’appui des groupes populaires et des syndicats. De son côté, la Shawinigan Water and Power, une entreprise privée, convoquera une conférence de presse pour répondre aux propos du ministre. C’est le début d’une relation particulièrement tendue entre ce dernier et les compagnies productrices d’électricité. Elle atteindra un nouveau sommet avec la décision du premier ministre Jean Lesage
de faire de la nationalisation de l’électricité l’enjeu majeur de la campagne électorale de 1962.Les propos de René Lévesque
vont ébranler les gens présents et susciter un débat intense, comparable à celui soulevé par la Commission Lapointe au cours des années 30. Dans ce discours, Lévesque rappelle que 46 compagnies se partagent la production de l’électricité, que les tarifs varient selon les régions et que les coûts ont augmenté, car il n’y a pas de coordination entre les investissements. Il propose l’unification du réseau pour assurer un nivellement des tarifs et une exploitation rationnelle des ressources. Du côté des journaux francophones, un consensus émerge en faveur du projet, qui reçoit notamment l’appui des groupes populaires et des syndicats. De son côté, la Shawinigan Water and Power, une entreprise privée, convoquera une conférence de presse pour répondre aux propos du ministre. C’est le début d’une relation particulièrement tendue entre ce dernier et les compagnies productrices d’électricité. Elle atteindra un nouveau sommet avec la décision du premier ministre Jean Lesage
de faire de la nationalisation de l’électricité l’enjeu majeur de la campagne électorale de 1962. Source : Hughes Clarence, André Bolduc et Daniel Larouche, Québec, un siècle d’électricité, Montréal, Libre Expression, Montréal, 1979, 406 p.

Voir en ligne : http://www.bilan.usherbrooke.ca/bil...