Discours du président français, Charles de Gaulle, du balcon de l’Hôtel de ville de Montréal

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Le premier ministre du Québec, Daniel Johnson, estime qu’il doit s’appuyer sur la France pour assurer le rayonnement du Québec sur la scène nationale et internationale. Cette raison l’incite à inviter le président de la République française, le général Charles De Gaulle, à venir au Québec dans le cadre de l’Exposition universelle de Montréal. Le général répond favorablement à l’invitation et arrive à Québec le 23 juillet. La population lui fait un accueil triomphal à cet endroit et tout au long du chemin du Roy que son cortège emprunte pour rejoindre Montréal. Au terme de ce voyage, le 24 juillet, le général est reçu à l’Hôtel de ville de Montréal par le maire Jean Drapeau
, d’où il s’adresse aux 15 000 personnes massées sur la place Jacques-Cartier. Il prononce alors un discours dans lequel il dit notamment : « Ce soir ici, et tout le long de ma route, je me trouvais dans une atmosphère du même genre que celle de la Libération. Outre cela, j’ai constaté quel immense effort de progrès, de développement, et par conséquent d’affranchissement vous accomplissez ici... » Faisant l’éloge des réussites montréalaises et soulignant avec plaisir le rapprochement entre la France et le Québec, le général termine son discours par le fameux « Vive le Québec libre ! » (avant d’enchaîner avec « Vive le Canada français ! Et vive la France ! »), slogan indépendantiste qui déchaîne l’enthousiasme de la foule. Ce discours deviendra légendaire dans les milieux nationalistes québécois. Par contre, il crée une tension diplomatique entre la France et le gouvernement canadien qui manifeste son insatisafction face aux propos tenus par le général. Celui-ci décide de rentrer en France sans effectuer la visite prévue à Ottawa. Le directeur du journal « Le Devoir », Claude Ryan
, décrira cet événement comme un « véritable électrochoc ». De fait, la déclaration du Président français fouette l’ardeur des milieux indépendantistes qui continueront sur leur lancée l’année suivante avec la fondation du Parti québécois dirigé par René Lévesque
.
Lors de sa conférance de presse du 27 novembre 1967, le président français fera la déclaration suivante : « Que le Québec soit libre c’est, en effet, ce dont il s’agit. Cela aboutira forcément, à mon avis, à l’avènement du Québec au rang d’un État souverain, maître de son existence nationale, comme le sont par le monde tant et tant d’autres peuples, tant et tant d’autres États, qui ne sont pas pourtant si valables, ni même si peuplés, que ne le serait celui-là. »Le premier ministre du Québec, Daniel Johnson, estime qu’il doit s’appuyer sur la France pour assurer le rayonnement du Québec sur la scène nationale et internationale. Cette raison l’incite à inviter le président de la République française, le général Charles De Gaulle, à venir au Québec dans le cadre de l’Exposition universelle de Montréal. Le général répond favorablement à l’invitation et arrive à Québec le 23 juillet. La population lui fait un accueil triomphal à cet endroit et tout au long du chemin du Roy que son cortège emprunte pour rejoindre Montréal. Au terme de ce voyage, le 24 juillet, le général est reçu à l’Hôtel de ville de Montréal par le maire Jean Drapeau
, d’où il s’adresse aux 15 000 personnes massées sur la place Jacques-Cartier. Il prononce alors un discours dans lequel il dit notamment : « Ce soir ici, et tout le long de ma route, je me trouvais dans une atmosphère du même genre que celle de la Libération. Outre cela, j’ai constaté quel immense effort de progrès, de développement, et par conséquent d’affranchissement vous accomplissez ici... » Faisant l’éloge des réussites montréalaises et soulignant avec plaisir le rapprochement entre la France et le Québec, le général termine son discours par le fameux « Vive le Québec libre ! » (avant d’enchaîner avec « Vive le Canada français ! Et vive la France ! »), slogan indépendantiste qui déchaîne l’enthousiasme de la foule. Ce discours deviendra légendaire dans les milieux nationalistes québécois. Par contre, il crée une tension diplomatique entre la France et le gouvernement canadien qui manifeste son insatisafction face aux propos tenus par le général. Celui-ci décide de rentrer en France sans effectuer la visite prévue à Ottawa. Le directeur du journal « Le Devoir », Claude Ryan
, décrira cet événement comme un « véritable électrochoc ». De fait, la déclaration du Président français fouette l’ardeur des milieux indépendantistes qui continueront sur leur lancée l’année suivante avec la fondation du Parti québécois dirigé par René Lévesque
.
Lors de sa conférance de presse du 27 novembre 1967, le président français fera la déclaration suivante : « Que le Québec soit libre c’est, en effet, ce dont il s’agit. Cela aboutira forcément, à mon avis, à l’avènement du Québec au rang d’un État souverain, maître de son existence nationale, comme le sont par le monde tant et tant d’autres peuples, tant et tant d’autres États, qui ne sont pas pourtant si valables, ni même si peuplés, que ne le serait celui-là. » Source : Yves-Henri Nouailhot, Le Québec de 1944 à nos jours, Paris, Imprimerie nationale, 1992, p.137. (citations extraites de) Pierre Deschesne, Jacques Parizeau, biographie, 1930-1970, tome 1, Le Croisé, Montréal, Québec Amérique, 2001, page 417.

Voir en ligne : http://bilan.usherbrooke.ca/bilan/p...