Disqualification du sprinter Ben Johnson aux Jeux Olympiques de Séoul

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Le problème du dopage dans le sport prend de l’ampleur au cours des décennies 60 et 70. De nouvelles techniques sont élaborées, rendant la détection des drogues plus difficile. Les tests utilisés par le Comité International olympique (CIO) permettent néanmoins d’identifier quelques cas de tricherie. Des sanctions sont alors prises contre l’athlète impliqué, ce qui créé des remous, mais sans entacher durablement la crédibilité des Jeux. En 1988, la question du dopage prend de nouvelles proportions. Elle implique Ben Johnson, un sprinter originaire de la Jamaïque qui a porté les couleurs du Canada aux Jeux de Los Angeles, en 1984. Vainqueur de la médaille de bronze à cette occasion, Johnson continue sur sa lancée. En 1987, il sort de l’ombre du champion américain Carl Lewis, le battant décisivement aux championnats du monde de Rome. Lorsque les deux hommes croisent de nouveau le fer aux Jeux Olympiques de Séoul, le 24 septembre 1988, ils sont le point de mire du monde entier. Cette fois, Johnson est encore plus convaincant. Il pulvérise sa propre marque mondiale (9,79) et distance nettement Lewis et le reste du peloton. Tout le Canada célèbre cette victoire. Mais le 26 septembre, la fête tourne au cauchemar alors que Johnson est reconnu coupable de dopage. Des sanctions sont immédiatement prises contre lui : sa médaille lui est retirée, son record effacé et il est frappé d’une suspension de deux ans par la Fédération internationale d’athlétisme. La nouvelle fera le tour de la planète : jamais un athlète d’une telle stature n’avait été reconnu coupable de dopage. Au Canada, une Commission sera instituée pour enquêter sur l’usage des drogues et autres substances illégales dans le sport. Du nom de celui qui la dirige, le juge Dubin, cette commission s’étirera de 1988 à 1990. Elle permettra à plusieurs témoins de l’affaire Johnson de se faire entendre. Elle amènera aussi le public à prendre conscience de l’envergure du problème qui ne se limite pas qu’aux athlètes d’élite.Le problème du dopage dans le sport prend de l’ampleur au cours des décennies 60 et 70. De nouvelles techniques sont élaborées, rendant la détection des drogues plus difficile. Les tests utilisés par le Comité International olympique (CIO) permettent néanmoins d’identifier quelques cas de tricherie. Des sanctions sont alors prises contre l’athlète impliqué, ce qui créé des remous, mais sans entacher durablement la crédibilité des Jeux. En 1988, la question du dopage prend de nouvelles proportions. Elle implique Ben Johnson, un sprinter originaire de la Jamaïque qui a porté les couleurs du Canada aux Jeux de Los Angeles, en 1984. Vainqueur de la médaille de bronze à cette occasion, Johnson continue sur sa lancée. En 1987, il sort de l’ombre du champion américain Carl Lewis, le battant décisivement aux championnats du monde de Rome. Lorsque les deux hommes croisent de nouveau le fer aux Jeux Olympiques de Séoul, le 24 septembre 1988, ils sont le point de mire du monde entier. Cette fois, Johnson est encore plus convaincant. Il pulvérise sa propre marque mondiale (9,79) et distance nettement Lewis et le reste du peloton. Tout le Canada célèbre cette victoire. Mais le 26 septembre, la fête tourne au cauchemar alors que Johnson est reconnu coupable de dopage. Des sanctions sont immédiatement prises contre lui : sa médaille lui est retirée, son record effacé et il est frappé d’une suspension de deux ans par la Fédération internationale d’athlétisme. La nouvelle fera le tour de la planète : jamais un athlète d’une telle stature n’avait été reconnu coupable de dopage. Au Canada, une Commission sera instituée pour enquêter sur l’usage des drogues et autres substances illégales dans le sport. Du nom de celui qui la dirige, le juge Dubin, cette commission s’étirera de 1988 à 1990. Elle permettra à plusieurs témoins de l’affaire Johnson de se faire entendre. Elle amènera aussi le public à prendre conscience de l’envergure du problème qui ne se limite pas qu’aux athlètes d’élite. Source : Le Devoir, 27 septembre 1988, p.1 et 10. La Presse, 27 septembre 1988, p.A1-A2, et cahier sports.

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