Dissolution du Rassemblement pour l’indépendance nationale

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Fondé en 1960, le RIN est un groupe de pression voué à la promotion de l’indépendance du Québec. Devenu parti politique en 1963, il obtient 6 % des voix lors de l’élection générale de 1966. La fondation du Parti québécois, en 1968, incite l’exécutif du parti et son chef, Pierre Bourgault
, à saborder le RIN et à demander à ses 14 000 membres de se rallier aux péquistes dirigés par René Lévesque
. La motion est débattue lors d’un congrès qui se déroule au Collège Édouard-Montpetit de Longueuil. Sur 277 votes exprimés, 227 sont favorables au sabordage du RIN, une décision qui vise à assurer l’unité des indépendantistes en vue de la prochaine élection provinciale qui se déroulera en 1970. Dans son discours de fermeture, Bourgault exhorte les Rinistes à continuer le combat pour l’indépendance : « Nous sommes un peu tristes, ce soir, mais nos adversaires enragent de voir que nous avons réussi à faire le regroupement (...) Aujourd’hui est une renaissance bien plus qu’un enterrement (...) Pour la dernière fois de ma vie, je dis : Vive le RIN ! Et pour la première fois de ma vie, je dis aussi : Vive le Parti québécois ! »Fondé en 1960, le RIN est un groupe de pression voué à la promotion de l’indépendance du Québec. Devenu parti politique en 1963, il obtient 6 % des voix lors de l’élection générale de 1966. La fondation du Parti québécois, en 1968, incite l’exécutif du parti et son chef, Pierre Bourgault
, à saborder le RIN et à demander à ses 14 000 membres de se rallier aux péquistes dirigés par René Lévesque
. La motion est débattue lors d’un congrès qui se déroule au Collège Édouard-Montpetit de Longueuil. Sur 277 votes exprimés, 227 sont favorables au sabordage du RIN, une décision qui vise à assurer l’unité des indépendantistes en vue de la prochaine élection provinciale qui se déroulera en 1970. Dans son discours de fermeture, Bourgault exhorte les Rinistes à continuer le combat pour l’indépendance : « Nous sommes un peu tristes, ce soir, mais nos adversaires enragent de voir que nous avons réussi à faire le regroupement (...) Aujourd’hui est une renaissance bien plus qu’un enterrement (...) Pour la dernière fois de ma vie, je dis : Vive le RIN ! Et pour la première fois de ma vie, je dis aussi : Vive le Parti québécois ! » Source : Paul-André Linteau, René Durocher, Jean-Claude Robert, François Ricard, Histoire du Québec contemporain : Le Québec depuis 1930, Montréal, Boréal, 1986, p.642. Pierre Godin, La poudrière linguistique, Montréal, Boréal, 1990, p.147-153.

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