Dix ans de partenariat en Outaouais

, par Instantanés

Maison de la culture de Gatineau_NathalieGelinas

Maison de la culture de Gatineau, 2013

Les 17, 18 et 19 octobre dernier, le Centre d’archives de l’Outaouais de BAnQ et ses partenaires – le Centre régional d’archives de l’Outaouais (CRAO), la Ville de Gatineau, la Société de généalogie de l’Outaouais ainsi que la Société d’histoire de l’Outaouais – soulignaient le dixième anniversaire d’une riche et fructueuse collaboration. Sous le thème « Percez le mystère », les artisans tout autant que le grand public étaient conviés à découvrir ou redécouvrir le 2e étage de la maison de la culture de Gatineau réunissant, sous un même toit, ces organismes dont la complémentarité des missions liées aux archives, à la généalogie et à l’ histoire est un atout.

Si les balbutiements du projet trouvent leur origine au milieu des années 1990, c’est à l’automne 2003 que l’aile nord nouvellement construite de la Maison de la culture accueille ses nouveaux locataires. Le projet est né de la nécessité pour les Archives nationales du Québec et la Ville de Gatineau de moderniser leurs locaux. C’est dans la foulée de ce projet que naîtra le Centre régional d’archives de l’Outaouais, premier service d’archives agréé de l’Outaouais.

L’esprit du projet visait plusieurs objectifs. Cependant, retenons deux thèmes forts qui ont servi de leitmotiv : réaliser des économies d’échelle en construisant un seul centre d’archives qui réunirait trois services d’archives et en proposant un guichet unique à la population.

Le concept retenu pousse la logique du partenariat jusqu’au bout. Il faut s’imager un lieu où rien ne distingue les cinq organismes qui le partagent. Bien sûr, la signalisation informe les visiteurs sur les organismes qui s’y trouvent, mais l’harmonie et la transparence dans l’aménagement sont le mot d’ordre. Ainsi, la salle de consultation, les espaces de traitement, de conservation et l’aire d’exposition sont entièrement partagés. S’il ne fait aucun doute que cette collaboration quotidienne est un atout pour nos chercheurs, il est unique pour les gens qui y œuvrent. Un partenariat c’est d’abord et avant tout une aventure humaine. Au-delà des ententes de partage de services confirmant sur papier la complémentarité de nos champs d’action, le succès du projet repose avant tout sur la complicité des employés et des bénévoles sur laquelle s’appuie l’expertise des partenaires.

Les projets misant sur le partage et la collaboration constituent une avenue prisée par le milieu archivistique et avec raison. Au fil des ans, archivistes, architectes, promoteurs, élus, etc. ont visité ce concept de centre d’archives, de généalogie et d’histoire, y cherchant une source d’inspiration. Le partenariat est une équation gagnante si tous y trouvent leur compte… Inspirez-vous, mais trouvez votre personnalité. Chaque partenariat est unique.

Au cours des prochaines années, nous explorerons de nouvelles avenues, soit celle d’une collaboration avec le département des Techniques de la documentation du Cégep de l’Outaouais. Ce programme, fondé il y a plusieurs années déjà, a installé ses pénates au campus voisin du centre d’archives. Pourquoi ne pas accentuer les liens entre le milieu scolaire et la réalité professionnelle d’un service d’archives en proposant aux futurs étudiants un espace laboratoire ?

Pour en savoir plus sur le modèle de partenariat de l’Outaouais, je vous invite à lire l’article « Un exemple de partenariat public-privé dans le secteur des archives » paru dans le numéro 2 du volume 37 de la revue Archives.

 

Nathalie Gélinas, archiviste – Centre d’archives de l’Outaouais

Voir en ligne : http://blogues.banq.qc.ca/instantan...