Effondrement du pont Duplessis à Trois-Rivières

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Le pont Duplessis était considéré comme une réussite sur le plan du génie civil. Le contrat fut accordé le 28 juin 1946 à Dufresne construction qui relégua par la suite la préparation et le montage de la structure à Dominion Bridge Compagny. Le coût du pont s’éleva à 3 millions de dollars. Le 27 février 1950, par une froide journée, un permier affaissement, attribuable à une déchirure dans une poutre d’acier, se produisit. Quelques jours plus tard, le même incident eut lieu. Des travaux de réparation furent mis sur pied pour remédier à la situation. Malheureusement, ceux-ci ne purent éviter la tragédie de janvier 1951. Omer Cheney, un entrepreneur général qui eut heureusement la vie sauve, avoua : « Je me suis arrêté à un pied seulement du précipice. » L’incident se produisit à 2 h 55 du matin et les secours ne purent opérer efficacement qu’après l’aube. Selon les experts, la chute du pont était prévue depuis huit mois. L’utilisation d’un acier de moindre qualité aurait déjoué le calcul des ingénieurs dans la construction du pont. Originaire de Trois-Rivières, le premier ministre du Québec, Maurice Duplessis
, laissera sous-entendre que cette tragédie aurait pu être provoquée par des éléments subversifs. Malgré ces insinuations, le rapport d’enquête ne peut conclure au sabotage. Les causes de l’effrondrement du pont demeureront inexpliquées.Le pont Duplessis était considéré comme une réussite sur le plan du génie civil. Le contrat fut accordé le 28 juin 1946 à Dufresne construction qui relégua par la suite la préparation et le montage de la structure à Dominion Bridge Compagny. Le coût du pont s’éleva à 3 millions de dollars. Le 27 février 1950, par une froide journée, un permier affaissement, attribuable à une déchirure dans une poutre d’acier, se produisit. Quelques jours plus tard, le même incident eut lieu. Des travaux de réparation furent mis sur pied pour remédier à la situation. Malheureusement, ceux-ci ne purent éviter la tragédie de janvier 1951. Omer Cheney, un entrepreneur général qui eut heureusement la vie sauve, avoua : « Je me suis arrêté à un pied seulement du précipice. » L’incident se produisit à 2 h 55 du matin et les secours ne purent opérer efficacement qu’après l’aube. Selon les experts, la chute du pont était prévue depuis huit mois. L’utilisation d’un acier de moindre qualité aurait déjoué le calcul des ingénieurs dans la construction du pont. Originaire de Trois-Rivières, le premier ministre du Québec, Maurice Duplessis
, laissera sous-entendre que cette tragédie aurait pu être provoquée par des éléments subversifs. Malgré ces insinuations, le rapport d’enquête ne peut conclure au sabotage. Les causes de l’effrondrement du pont demeureront inexpliquées. Source : Le Devoir, 31 janvier 1951, p.3. 15 février 1951, p.1,5.

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