Élargissement de la Loi sur le divorce par la Chambre des communes

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Cette loi permet aux Québécoises de demander le divorce et leur reconnaît le droit à un domicile séparé. Désormais, elles n’auront plus besoin d’obtenir une loi spéciale du Sénat. Ce n’est donc plus, par ailleurs, uniquement le mari qui peut demander la séparation de corps pour cause d’adultère de sa femme. Le fait que cette possibilité n’était offerte qu’aux hommes se justifiait selon un grand juriste québécois, Pierre Mignault, car « Si la loi sanctionne plus sévèrement le devoir de la femme que celui du mari, c’est, a-t-on dit, parce que l’infidélité de l’une est plus grave que l’infidélité de l’autre. La faute de la femme est plus grave. » La femme vient donc de faire un autre pas dans sa marche vers l’égalité. À la suite de l’adoption de cette loi, le nombre de divorces connaît une montée fulgurante. Entre le 1er juillet 1968 et le 9 septembre 1970, plus de 11 030 dossiers de divorce sont soumis aux autorités à Montréal seulement. Cette nouvelle situation créé plusieurs bouleversements, notamment au Québec où ce phénomène tranche avec la vision conservatrice qui occupe encore une place importante dans les institutions et la société. À un autre niveau, la multiplication des divorces met également en lumière la vulnérabilité des femmes qui se retrouvent seules, sans emploi ou à faibles revenus, avec la responsabilité d’une famille.Cette loi permet aux Québécoises de demander le divorce et leur reconnaît le droit à un domicile séparé. Désormais, elles n’auront plus besoin d’obtenir une loi spéciale du Sénat. Ce n’est donc plus, par ailleurs, uniquement le mari qui peut demander la séparation de corps pour cause d’adultère de sa femme. Le fait que cette possibilité n’était offerte qu’aux hommes se justifiait selon un grand juriste québécois, Pierre Mignault, car « Si la loi sanctionne plus sévèrement le devoir de la femme que celui du mari, c’est, a-t-on dit, parce que l’infidélité de l’une est plus grave que l’infidélité de l’autre. La faute de la femme est plus grave. » La femme vient donc de faire un autre pas dans sa marche vers l’égalité. À la suite de l’adoption de cette loi, le nombre de divorces connaît une montée fulgurante. Entre le 1er juillet 1968 et le 9 septembre 1970, plus de 11 030 dossiers de divorce sont soumis aux autorités à Montréal seulement. Cette nouvelle situation créé plusieurs bouleversements, notamment au Québec où ce phénomène tranche avec la vision conservatrice qui occupe encore une place importante dans les institutions et la société. À un autre niveau, la multiplication des divorces met également en lumière la vulnérabilité des femmes qui se retrouvent seules, sans emploi ou à faibles revenus, avec la responsabilité d’une famille. Source : Collectif Clio, L’histoire des femmes au Québec depuis quatre siècles, Montréal, éd. du Remue-ménage, 1982. Jean Hamelin et Nive Voisine, Histoire du catholicisme québécois : le XXe siècle, tome 2, de 1940 à nos jours, Montréal, Boréal Express, 1984, p.278.

Voir en ligne : http://www.bilan.usherbrooke.ca/bil...