Élection de Gilles Taillon au poste de chef de l’Action démocratique du Québec

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

L’annonce du départ de Mario Dumont, le soir des élections générales du 8 décembre 2009, prend les militants de l’ADQ par surprise. Les résultats décevants obtenus à cette occasion incitent même certains observateurs à prédire l’éclatement de cette formation fondée en 1994. Une lutte à la succession s’amorce. Elle met d’abord aux prises quatre candidats, avant que Jean-François Plante ne se retire, n’ayant pu obtenir les appuis nécessaires. Deux favoris se détachent : le député de La Peltrie, Éric Caire, et un ex-député défait lors des élections du 8 décembre 2008, Gilles Taillon. La campagne donne lieu à quelques accrochages entre les deux hommes. Elle suscite toutefois un intérêt mitigé auprès de la population, l’ADQ continuant sa chute dans les sondages. Le débat est tranché le 17 octobre. Les militants sont rassemblés à Québec alors que les résultats de la consultation, qui se fait par téléphone, sont compilés. Au terme du premier tour, Caire et Taillon devancent facilement Christian Lévesque. Ils obtiennent respectivement 1631 (41,7%) et 1571 (40,2%) votes, contre 710 (18,1%) pour Lévesque qui est éliminé. Le deuxième tour se solde ensuite par un coup de théâtre : la victoire de Gilles Taillon qui ne devance son rival que par deux votes, 1957 contre 1955. Malgré le ralliement d’Éric Caire et de Stéphane Lévesque, des tensions subsistent au sein des militants déçus par les résultats. Taillon profitera des prochains mois pour refaire l’unité de l’ADQ et régler des problèmes de santé personnels. Les analystes sont néanmoins partagés quant à ses chances de redonner un souffle nouveau au parti qui a pourtant formé l’opposition officielle en 2008 et 2009. De fait, face aux divisions et aux pressions qui s’accentuent, Taillon remet sa démission en novembre. L’annonce du départ de Mario Dumont, le soir des élections générales du 8 décembre 2009, prend les militants de l’ADQ par surprise. Les résultats décevants obtenus à cette occasion incitent même certains observateurs à prédire l’éclatement de cette formation fondée en 1994. Une lutte à la succession s’amorce. Elle met d’abord aux prises quatre candidats, avant que Jean-François Plante ne se retire, n’ayant pu obtenir les appuis nécessaires. Deux favoris se détachent : le député de La Peltrie, Éric Caire, et un ex-député défait lors des élections du 8 décembre 2008, Gilles Taillon. La campagne donne lieu à quelques accrochages entre les deux hommes. Elle suscite toutefois un intérêt mitigé auprès de la population, l’ADQ continuant sa chute dans les sondages. Le débat est tranché le 17 octobre. Les militants sont rassemblés à Québec alors que les résultats de la consultation, qui se fait par téléphone, sont compilés. Au terme du premier tour, Caire et Taillon devancent facilement Christian Lévesque. Ils obtiennent respectivement 1631 (41,7%) et 1571 (40,2%) votes, contre 710 (18,1%) pour Lévesque qui est éliminé. Le deuxième tour se solde ensuite par un coup de théâtre : la victoire de Gilles Taillon qui ne devance son rival que par deux votes, 1957 contre 1955. Malgré le ralliement d’Éric Caire et de Stéphane Lévesque, des tensions subsistent au sein des militants déçus par les résultats. Taillon profitera des prochains mois pour refaire l’unité de l’ADQ et régler des problèmes de santé personnels. Les analystes sont néanmoins partagés quant à ses chances de redonner un souffle nouveau au parti qui a pourtant formé l’opposition officielle en 2008 et 2009. De fait, face aux divisions et aux pressions qui s’accentuent, Taillon remet sa démission en novembre. Source : Le Devoir, 19 octobre 2009, p. 1 et A8 ; La Presse, 19 octobre 2009, p. A12-A13. 
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/2009/10/18/001-Election-chef-ADQ.shtml

Voir en ligne : http://bilan.usherbrooke.ca/bilan/p...