Élection de John Diefenbaker au poste de chef du Parti progressiste-conservateur du Canada

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Élu à plusieurs reprises à la Chambre des communes depuis 1940, Diefenbaker, qui a 61 ans, en est à sa troisième tentative au leadership progressiste-conservateur. La veille du vote, il pose un geste controversé en n’étant ni proposé, ni secondé, par un Canadien français, une décision qui crée des remous au sein de la délégation québécoise. Il tente de se reprendre en prononçant quelques mois de français lors du discours qu’il prononce la veille du vote, mais les tensions demeurent vives. Le 14 décembre, il remporte toutefois une victoire éclatante, obtenant les faveurs de 774 délégués contre 393 pour Donald Fleming et 117 pour David Fulton. Minimisant les incidents des derniers jours, Diefenbaker invite les Québécois à l’appuyer, soutenant qu’en dépit « de ce qui a paru dans les journaux, j’ai obtenu l’appui de bon nombre de délégués du Québec ». Le nouveau chef progressiste-conservateur mènera les siens à la victoire lors de l’élection générale de 1957. En 1958, sa popularité sera telle qu’il permettra au PPC d’obtenir près de 50 % des voix et d’enlever 50 sièges au Québec, un résultat impressionnant dans une province habituellement dominée par les Libéraux. Élu à plusieurs reprises à la Chambre des communes depuis 1940, Diefenbaker, qui a 61 ans, en est à sa troisième tentative au leadership progressiste-conservateur. La veille du vote, il pose un geste controversé en n’étant ni proposé, ni secondé, par un Canadien français, une décision qui crée des remous au sein de la délégation québécoise. Il tente de se reprendre en prononçant quelques mois de français lors du discours qu’il prononce la veille du vote, mais les tensions demeurent vives. Le 14 décembre, il remporte toutefois une victoire éclatante, obtenant les faveurs de 774 délégués contre 393 pour Donald Fleming et 117 pour David Fulton. Minimisant les incidents des derniers jours, Diefenbaker invite les Québécois à l’appuyer, soutenant qu’en dépit « de ce qui a paru dans les journaux, j’ai obtenu l’appui de bon nombre de délégués du Québec ». Le nouveau chef progressiste-conservateur mènera les siens à la victoire lors de l’élection générale de 1957. En 1958, sa popularité sera telle qu’il permettra au PPC d’obtenir près de 50 % des voix et d’enlever 50 sièges au Québec, un résultat impressionnant dans une province habituellement dominée par les Libéraux. Source : Le Devoir, 14 décembre 1956, p.1, 15 décembre 1956, p.1 et 9.

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