Élection de John Turner au poste de chef du Parti libéral du Canada

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Sept candidats sont sur les rangs lors de cette course au leadership, la première des Libéraux fédéraux depuis 1968 : John Turner, Jean Chrétien, Mark MacGuigan, Don Johnston, John Roberts, John Munro et Eugene Whelan. Turner, qui a occupé plusieurs ministères dans les cabinets des premiers ministres Lester B. Pearson et Pierre Elliott Trudeau avant de quitter temporairement la politique en 1976, est établi favori par les observateurs. Mais Jean Chrétien fait des gains appréciables et se gagne beaucoup d’admirateurs au cours du congrès. Le premier tour est dominé par Turner qui obtient 1 592 votes, 525 de plus que Chrétien. Au cours des minutes qui suivent, plusieurs alliances se créent. MacGuigan se joint à Turner, alors que Roberts, Munro et Whelan accordent leur soutien à Chrétien. Turner obtient finalement la victoire au deuxième tour, récoltant 1 862 votes contre 1 368 pour Chrétien et 192 pour Don Johnston. Conscient de la popularité de Chrétien et de la situation difficile du Parti libéral dans les sondages, Turner avoue aux journalistes lors d’une conférence de presse : « Mon défi sera de préserver une continuité en conservant les ministres les plus compétents (du cabinet Trudeau) et répondre en même temps à l’exigence du public canadien d’une nouvelle image, d’une nouvelle orientation dans le gouvernement. » Turner succédera à Pierre Elliott Trudeau
au poste de premier ministre du Canada le 30 juin. Son mandat sera toutefois de courte durée puisque des élections générales seront déclenchées quelques semaines plus tard.Sept candidats sont sur les rangs lors de cette course au leadership, la première des Libéraux fédéraux depuis 1968 : John Turner, Jean Chrétien, Mark MacGuigan, Don Johnston, John Roberts, John Munro et Eugene Whelan. Turner, qui a occupé plusieurs ministères dans les cabinets des premiers ministres Lester B. Pearson et Pierre Elliott Trudeau avant de quitter temporairement la politique en 1976, est établi favori par les observateurs. Mais Jean Chrétien fait des gains appréciables et se gagne beaucoup d’admirateurs au cours du congrès. Le premier tour est dominé par Turner qui obtient 1 592 votes, 525 de plus que Chrétien. Au cours des minutes qui suivent, plusieurs alliances se créent. MacGuigan se joint à Turner, alors que Roberts, Munro et Whelan accordent leur soutien à Chrétien. Turner obtient finalement la victoire au deuxième tour, récoltant 1 862 votes contre 1 368 pour Chrétien et 192 pour Don Johnston. Conscient de la popularité de Chrétien et de la situation difficile du Parti libéral dans les sondages, Turner avoue aux journalistes lors d’une conférence de presse : « Mon défi sera de préserver une continuité en conservant les ministres les plus compétents (du cabinet Trudeau) et répondre en même temps à l’exigence du public canadien d’une nouvelle image, d’une nouvelle orientation dans le gouvernement. » Turner succédera à Pierre Elliott Trudeau
au poste de premier ministre du Canada le 30 juin. Son mandat sera toutefois de courte durée puisque des élections générales seront déclenchées quelques semaines plus tard. Source : Le Devoir, 18 juin 1984, p.1, 3 et 8. L’Encyclopédie du Canada : édition 2000, Montréal, Stanké, 2000, p.2539-2540.

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