Élection de Pierre Karl Péladeau au poste de chef du Parti québécois

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Les résultats décevants des élections du 7 avril 2014, 25,4% des voix et 30 sièges, incitent la première ministre sortante, Pauline Marois, à quitter son poste de chef du PQ. La course pour lui succéder s’enclenche à l’automne. Six candidats sont sur les rangs à cette occasion, soit Pierre Céré, Alexandre Cloutier, Bernard Drainville, Jean-François Lisée, Martine Ouellet et Pierre Karl Péladeau. Ce dernier se détache rapidement dans les sondages. Ce fils de l’homme d’affaires Pierre Péladeau, qui a dirigé l’empire médiatique Québecor de 1999 à 2012, n’est en politique que depuis 2014, année au cours de laquelle il est élu sous la bannière péquiste dans Saint-Jérôme. Plusieurs débats marquent la campagne qui s’étire sur plusieurs mois. L’avance de Péladeau dans les sondages convainc Jean-François Lisée et Bernard Drainville de quitter la course alors que Pierre Céré abandonne pour des raisons financières. Seuls les ex-ministres Alexandre Cloutier et Martine Ouellet restent sur les rangs. Le vote, par téléphone et par Internet, se tient entre le 13 et le 15 mai 2015. On estime à 72,9% le nombre de membres qui y prennent part, sur un total de 71 000 que le PQ compterait. Le 15 mai au soir, un millier de militants et sympathisants péquistes sont réunis au Centre des congrès de Québec pour entendre les résultats. Sans surprise, Péladeau, 53 ans, l’emporte avec la majorité des voix, soit 57,6%, devançant Cloutier (29,2%) et Ouellet (13,2%) et mettant fin à la course dès le premier tour. Dans son discours, celui que l’on surnomme PKP met l’accent sur l’importance d’unifier les forces souverainistes de toutes les tendances afin de réaliser l’indépendance qui « ne se fera ni à droite ni à gauche », mais qui « doit se faire, point à la ligne ». Il rappelle aussi son attachement au modèle québécois et prononce quelques phrases en anglais dans lesquelles il défend le projet indépendantiste. Les autres candidats se rallient au vainqueur. Son défi de rassembler les leaders indépendantistes suscite toutefois des réserves chez Sol Zanetti d’Option nationale et, surtout, Françoise David de Québec solidaire. Péladeau devra aussi préciser ses intentions quant à Québecor dont il a quitté la direction, mais dont il demeure l’actionnaire de contrôle. Sa proposition de placer ses avoirs dans une fiducie sans droit de regard ne satisfait pas les partis d’opposition qui craignent une influence indue de Péladeau, notamment dans les médias comme Le Journal de Montréal et celui de Québec ainsi que le réseau de télévision TVA. Une commission parlementaire se penchera d’ailleurs sur ce sujet dans les semaines suivant le dénouement de cette course au leadership, la quatrième de l’histoire du PQ.Les résultats décevants des élections du 7 avril 2014, 25,4% des voix et 30 sièges, incitent la première ministre sortante, Pauline Marois, à quitter son poste de chef du PQ. La course pour lui succéder s’enclenche à l’automne. Six candidats sont sur les rangs à cette occasion, soit Pierre Céré, Alexandre Cloutier, Bernard Drainville, Jean-François Lisée, Martine Ouellet et Pierre Karl Péladeau. Ce dernier se détache rapidement dans les sondages. Ce fils de l’homme d’affaires Pierre Péladeau, qui a dirigé l’empire médiatique Québecor de 1999 à 2012, n’est en politique que depuis 2014, année au cours de laquelle il est élu sous la bannière péquiste dans Saint-Jérôme. Plusieurs débats marquent la campagne qui s’étire sur plusieurs mois. L’avance de Péladeau dans les sondages convainc Jean-François Lisée et Bernard Drainville de quitter la course alors que Pierre Céré abandonne pour des raisons financières. Seuls les ex-ministres Alexandre Cloutier et Martine Ouellet restent sur les rangs. Le vote, par téléphone et par Internet, se tient entre le 13 et le 15 mai 2015. On estime à 72,9% le nombre de membres qui y prennent part, sur un total de 71 000 que le PQ compterait. Le 15 mai au soir, un millier de militants et sympathisants péquistes sont réunis au Centre des congrès de Québec pour entendre les résultats. Sans surprise, Péladeau, 53 ans, l’emporte avec la majorité des voix, soit 57,6%, devançant Cloutier (29,2%) et Ouellet (13,2%) et mettant fin à la course dès le premier tour. Dans son discours, celui que l’on surnomme PKP met l’accent sur l’importance d’unifier les forces souverainistes de toutes les tendances afin de réaliser l’indépendance qui « ne se fera ni à droite ni à gauche », mais qui « doit se faire, point à la ligne ». Il rappelle aussi son attachement au modèle québécois et prononce quelques phrases en anglais dans lesquelles il défend le projet indépendantiste. Les autres candidats se rallient au vainqueur. Son défi de rassembler les leaders indépendantistes suscite toutefois des réserves chez Sol Zanetti d’Option nationale et, surtout, Françoise David de Québec solidaire. Péladeau devra aussi préciser ses intentions quant à Québecor dont il a quitté la direction, mais dont il demeure l’actionnaire de contrôle. Sa proposition de placer ses avoirs dans une fiducie sans droit de regard ne satisfait pas les partis d’opposition qui craignent une influence indue de Péladeau, notamment dans les médias comme Le Journal de Montréal et celui de Québec ainsi que le réseau de télévision TVA. Une commission parlementaire se penchera d’ailleurs sur ce sujet dans les semaines suivant le dénouement de cette course au leadership, la quatrième de l’histoire du PQ. Source : http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/politique/2015/05/15/001-course-direction-pq-premier-tour-peladeau-cloutier-ouellet.shtml  ;
http://www.ledevoir.com/politique/quebec/440301/le-pq-entre-dans-l-ere-peladeau  ;
http://www.lapresse.ca/le-droit/politique/201505/15/01-4870114-le-pq-choisit-pkp.php

Voir en ligne : http://bilan.usherbrooke.ca/bilan/p...