Élection de Robert Bourassa au poste de chef du Parti libéral du Québec

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Premier ministre du Québec de 1970 à 1976, Robert Bourassa
avait quitté la direction du Parti libéral du Québec (PLQ) à la suite de la défaite des siens lors de l’élection générale du 15 novembre 1976. La défaite du PLQ lors de l’élection du 13 avril 1981 et la démission du chef Claude Ryan, l’année suivante, ouvrent cependant la porte à son retour. Lors de la course au leadership visant à trouver un successeur à Gérard D. Lévesque, qui assume l’intérim, Bourassa fait face au député d’Argenteuil, Daniel Johnson, et à celui de Brome-Missisquoi, Pierre Paradis. Profitant d’une solide organisation, il enlève facilement la victoire au premier tour, obtenant l’appui de 2 138 délégués contre 353 pour Paradis et 343 pour Johnson. Le résultat de Johnson constitue à cet égard une certaine déception puisque les observateurs le considéraient comme l’aspirant le plus sérieux à Bourassa. La journaliste Lise Bissonnette utilise l’expression « réincarnation tranquille » pour décrire cette victoire, alors que le nouveau chef profite de son discours pour aborder des thèmes qui lui sont chers : le développement hydroélectrique, le progrès économique, des adoucissements aux lois linguistiques et la nécessité de vaincre les souverainistes. Le retour de Bourassa sera couronné deux ans plus tard, par la victoire des Libéraux lors de l’élection générale de 1985. Le PLQ était dans l’Opposition depuis plus de neuf ans.Premier ministre du Québec de 1970 à 1976, Robert Bourassa
avait quitté la direction du Parti libéral du Québec (PLQ) à la suite de la défaite des siens lors de l’élection générale du 15 novembre 1976. La défaite du PLQ lors de l’élection du 13 avril 1981 et la démission du chef Claude Ryan, l’année suivante, ouvrent cependant la porte à son retour. Lors de la course au leadership visant à trouver un successeur à Gérard D. Lévesque, qui assume l’intérim, Bourassa fait face au député d’Argenteuil, Daniel Johnson, et à celui de Brome-Missisquoi, Pierre Paradis. Profitant d’une solide organisation, il enlève facilement la victoire au premier tour, obtenant l’appui de 2 138 délégués contre 353 pour Paradis et 343 pour Johnson. Le résultat de Johnson constitue à cet égard une certaine déception puisque les observateurs le considéraient comme l’aspirant le plus sérieux à Bourassa. La journaliste Lise Bissonnette utilise l’expression « réincarnation tranquille » pour décrire cette victoire, alors que le nouveau chef profite de son discours pour aborder des thèmes qui lui sont chers : le développement hydroélectrique, le progrès économique, des adoucissements aux lois linguistiques et la nécessité de vaincre les souverainistes. Le retour de Bourassa sera couronné deux ans plus tard, par la victoire des Libéraux lors de l’élection générale de 1985. Le PLQ était dans l’Opposition depuis plus de neuf ans. Source : Le Devoir, 17 octobre 1983, p.1-2, 8.

Voir en ligne : http://bilan.usherbrooke.ca/bilan/p...