Élection de Robert Bourassa au poste de chef du Parti libéral du Québec

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Lors de ce congrès qui attire plus de 700 journalistes, Bourassa reçoit l’appui de 843 délégués, ce qui lui permet de devancer au premier tour Claude Wagner
et Pierre Laporte
qui obtiennent respectivement 455 et 288 votes. Cette victoire décisive met fin aux spéculations quant à l’éventualité d’une coalition Wagner-Laporte qui aurait pu renverser la vapeur au second tour. Ex-procureur général et ministre de la justice dans le cabinet de Jean Lesage, Wagner ne peut cacher sa déception, alors que Laporte se rallie spontanément à Bourassa. Dans le discours qu’il a tenu devant les délégués avant le vote, ce dernier a abordé un thème qui lui est familier, celui de l’économie, déclarant entre autres : « La fierté québécoise ne peut pas reposer uniquement sur un pouvoir politique qui risque de devenir de plus en plus illusoire s’il continue à se détacher des réalités économiques. La fierté authentique repose sur le pouvoir réél et le pouvoir réél ne peut se séparer de la force économique. » Trois mois plus tard, Robert Bourassa mènera les Libéraux à la victoire lors de l’élection générale du 29 avril. Il deviendra par le fait même le plus jeune premier ministre (36 ans) de l’histoire de la province de Québec.Lors de ce congrès qui attire plus de 700 journalistes, Bourassa reçoit l’appui de 843 délégués, ce qui lui permet de devancer au premier tour Claude Wagner
et Pierre Laporte
qui obtiennent respectivement 455 et 288 votes. Cette victoire décisive met fin aux spéculations quant à l’éventualité d’une coalition Wagner-Laporte qui aurait pu renverser la vapeur au second tour. Ex-procureur général et ministre de la justice dans le cabinet de Jean Lesage, Wagner ne peut cacher sa déception, alors que Laporte se rallie spontanément à Bourassa. Dans le discours qu’il a tenu devant les délégués avant le vote, ce dernier a abordé un thème qui lui est familier, celui de l’économie, déclarant entre autres : « La fierté québécoise ne peut pas reposer uniquement sur un pouvoir politique qui risque de devenir de plus en plus illusoire s’il continue à se détacher des réalités économiques. La fierté authentique repose sur le pouvoir réél et le pouvoir réél ne peut se séparer de la force économique. » Trois mois plus tard, Robert Bourassa mènera les Libéraux à la victoire lors de l’élection générale du 29 avril. Il deviendra par le fait même le plus jeune premier ministre (36 ans) de l’histoire de la province de Québec. Source : Le Devoir, 19 janvier 1970, p.1-2, et 6. Bibliothèque de la Législature, Répertoire des parlementaires québécois, 1867-1978, Québec, 1980, p.73-74.

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