Élection de Robert Manion au poste de chef du Parti conservateur du Canada

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Cinq candidats sont sur les rangs pour obtenir le poste de chef du Parti conservateur : Robert Manion, Murdock MacPherson, Joseph Harris, J. Earl Lawson et Denton Massey. Manion, un catholique qui a épousé une Canadienne-française, est considéré le favori par la presse. Un fort mouvement, favorable à la conscription et opposé à l’autonomie provinciale, s’organise toutefois pour le contrer. Lors de la séance d’ouverture du congrès, l’ex-premier ministre Arthur Meighen se fait en quelque sorte le porte-parole de cette tendance, prononçant un discours impérialiste qui choque les délégués du Québec. Lors d’un débat sur un amendement demandant la tenue d’un référendum avant d’envoyer des troupes se battre hors du territoire canadien, l’unité du parti est mise à rude épreuve. La défaite de l’amendement est acceptée amèrement par les francophones qui se rallient derrière Manion. Celui-ci arrive en tête au premier tour de scrutin avec 726 votes. Sa principale opposition vient de MacPherson, un ex-procureur général et trésorier de la Saskatchewan qui obtient 475 votes. Le deuxième tour s’avère décisif alors que les 830 votes recueillis par Manion lui donnent une majorité victorieuse. Soucieux de donner aux Canadiens l’image d’un parti uni, le nouveau chef déclare : « Les forces de désunion ne sont pas parvenues à mettre divers groupes en conflit les uns contre les autres. » La défaite des Conservateurs lors de l’élection générale du 26 mars 1940 pavera cependant la voie au départ de Manion qui surviendra en mai 1940. Cinq candidats sont sur les rangs pour obtenir le poste de chef du Parti conservateur : Robert Manion, Murdock MacPherson, Joseph Harris, J. Earl Lawson et Denton Massey. Manion, un catholique qui a épousé une Canadienne-française, est considéré le favori par la presse. Un fort mouvement, favorable à la conscription et opposé à l’autonomie provinciale, s’organise toutefois pour le contrer. Lors de la séance d’ouverture du congrès, l’ex-premier ministre Arthur Meighen se fait en quelque sorte le porte-parole de cette tendance, prononçant un discours impérialiste qui choque les délégués du Québec. Lors d’un débat sur un amendement demandant la tenue d’un référendum avant d’envoyer des troupes se battre hors du territoire canadien, l’unité du parti est mise à rude épreuve. La défaite de l’amendement est acceptée amèrement par les francophones qui se rallient derrière Manion. Celui-ci arrive en tête au premier tour de scrutin avec 726 votes. Sa principale opposition vient de MacPherson, un ex-procureur général et trésorier de la Saskatchewan qui obtient 475 votes. Le deuxième tour s’avère décisif alors que les 830 votes recueillis par Manion lui donnent une majorité victorieuse. Soucieux de donner aux Canadiens l’image d’un parti uni, le nouveau chef déclare : « Les forces de désunion ne sont pas parvenues à mettre divers groupes en conflit les uns contre les autres. » La défaite des Conservateurs lors de l’élection générale du 26 mars 1940 pavera cependant la voie au départ de Manion qui surviendra en mai 1940. Source : Le Devoir, 6 juillet 1938, p.1 et 10, 7 juillet 1938, p.1-3, et 8 juillet 1938, p.1-2.

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