Élection de Stéphane Dion au poste de chef du Parti libéral du Canada

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Le départ de Paul Martin, après les élections générales de janvier 2006, pave la voie à cette course à la direction du PLC qui occupe une bonne partie de l’année 2006. Deux candidats sont rapidement établis favoris : l’intellectuel Michael Ignatieff et l’ex-premier ministre de l’Ontario Bob Rae. Ils dominent les sondages lorsque le congrès se met en branle au Palais des congrès de Montréal, en décembre. Les résultats du premier tour ouvrent cependant la porte à plusieurs hypothèses. Ignatieff (29,3%) et Rae (20,3%) arrivent en tête, mais les appuis accordés à Stéphane Dion et Gerard Kennedy, qui sont respectivement troisième et quatrième, laissent présager une surprise. C’est ce qui se produit le 2 décembre. Kennedy se retire après le deuxième tour et apporte son soutien à Dion. Le député de Saint-Laurent-Cartierville passe en tête au tour suivant (37%) et se forge une avance qui se transforme en majorité au quatrième et dernier tour, au détriment d’Ignatieff. Ex-ministre des Affaires intergouvernementales et de l’Environnement, Stéphane Dion est une des figures de proue du PLC depuis son entrée en politique active au milieu des années 90. Bien connu pour ses positions fermes face aux revendications des nationalistes québécois, il réussit à devenir chef d’une formation que l’on croyait pourtant peu susceptible, après les longs règnes de Pierre Elliott Trudeau et de Jean Chrétien, d’élire un autre Québécois francophone à sa tête. D’entrée de jeu, Dion cherche à se positionner en mettant en évidence les différences qui l’opposent au gouvernement conservateur de Stephen Harper, notamment en ce qui a trait aux politiques environnementales.Le départ de Paul Martin, après les élections générales de janvier 2006, pave la voie à cette course à la direction du PLC qui occupe une bonne partie de l’année 2006. Deux candidats sont rapidement établis favoris : l’intellectuel Michael Ignatieff et l’ex-premier ministre de l’Ontario Bob Rae. Ils dominent les sondages lorsque le congrès se met en branle au Palais des congrès de Montréal, en décembre. Les résultats du premier tour ouvrent cependant la porte à plusieurs hypothèses. Ignatieff (29,3%) et Rae (20,3%) arrivent en tête, mais les appuis accordés à Stéphane Dion et Gerard Kennedy, qui sont respectivement troisième et quatrième, laissent présager une surprise. C’est ce qui se produit le 2 décembre. Kennedy se retire après le deuxième tour et apporte son soutien à Dion. Le député de Saint-Laurent-Cartierville passe en tête au tour suivant (37%) et se forge une avance qui se transforme en majorité au quatrième et dernier tour, au détriment d’Ignatieff. Ex-ministre des Affaires intergouvernementales et de l’Environnement, Stéphane Dion est une des figures de proue du PLC depuis son entrée en politique active au milieu des années 90. Bien connu pour ses positions fermes face aux revendications des nationalistes québécois, il réussit à devenir chef d’une formation que l’on croyait pourtant peu susceptible, après les longs règnes de Pierre Elliott Trudeau et de Jean Chrétien, d’élire un autre Québécois francophone à sa tête. D’entrée de jeu, Dion cherche à se positionner en mettant en évidence les différences qui l’opposent au gouvernement conservateur de Stephen Harper, notamment en ce qui a trait aux politiques environnementales. Source : Le Devoir, 4 décembre 2006, p. A1-A3 ; A7-A8. La Presse, 3 décembre 2006, p. 1-6, A14-A15.

Voir en ligne : http://bilan.usherbrooke.ca/bilan/p...