Élection de l’Union nationale de Maurice Duplessis à l’Assemblée législative du Québec

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

La réunion des forces d’opposition au gouvernement libéral dans une seule formation, l’Union nationale, en juin 1936, mène à la première défaite électorale des libéraux depuis la fin du XIXe siècle. Chef du Parti libéral depuis la démission de Louis-Alexandre Taschereau, Adélard Godbout
n’a eu que quelques mois pour tenter de faire oublier les déboires des siens devant le Comité des comptes publics. Pour sa part, le chef de l’Union nationale, Maurice Duplessis, a réussi à miner la crédibilité du régime en place, tout en manoeuvrant habilement pour satisfaire à la fois les revendications de ses conservateurs et celles de plusieurs éléments progressistes de l’Action libérale nationale. Cette stratégie lui permet d’obtenir un succès inespéré en enlevant 76 comtés sur 90. Puisque les libéraux gagnent les 14 autres sièges en jeu, cela signifie que seulement deux partis seront représentés à l’Assemblée législative lors de l’ouverture de la session parlementaire, le 7 octobre 1936.La réunion des forces d’opposition au gouvernement libéral dans une seule formation, l’Union nationale, en juin 1936, mène à la première défaite électorale des libéraux depuis la fin du XIXe siècle. Chef du Parti libéral depuis la démission de Louis-Alexandre Taschereau, Adélard Godbout
n’a eu que quelques mois pour tenter de faire oublier les déboires des siens devant le Comité des comptes publics. Pour sa part, le chef de l’Union nationale, Maurice Duplessis, a réussi à miner la crédibilité du régime en place, tout en manoeuvrant habilement pour satisfaire à la fois les revendications de ses conservateurs et celles de plusieurs éléments progressistes de l’Action libérale nationale. Cette stratégie lui permet d’obtenir un succès inespéré en enlevant 76 comtés sur 90. Puisque les libéraux gagnent les 14 autres sièges en jeu, cela signifie que seulement deux partis seront représentés à l’Assemblée législative lors de l’ouverture de la session parlementaire, le 7 octobre 1936. Source : Sous la direction de Craig Brown, Histoire générale du Canada, Montréal, Boréal, 1990, p.541-549. Susan Mann Trofimenkoff, Visions nationales : une histoire du Québec, Saint-Laurent, Trécarré, 1986, p.315-335. Paul-André Linteau, René Durocher, Jean-Claude Robert, François Ricard, Histoire du Québec contemporain : Le Québec depuis 1930, Montréal, Boréal Express, 1986, p.122-125.

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