Élection des libéraux d’Adélard Godbout à l’Assemblée législative du Québec

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Avec le déclenchement de la guerre en Europe, le thème de la conscription est au centre de la campagne. Le 30 septembre, le chef libéral Adélard Godbout
déclare : « Je vous affirme avec toute la force dont je suis capable que le gouvernement d’Ottawa ne décrétera jamais la conscription militaire tant que vous laisserez la politique libérale diriger vos destinées. » Ce à quoi il ajoute : « Je m’engage sur l’honneur, en pesant chacun de ces mots, à quitter mon parti et même à le combattre, si un seul Canadien français, d’ici la fin des hostilités en Europe, est mobilisé contre son gré sous un régime libéral, ou même un régime provisoire auxquels participeraient nos ministres actuels dans le cabinet de M.King. » Le 4 octobre, à Trois-Rivières, le premier ministre Duplessis lui réplique : « un vote pour Maurice Duplessis, c’est un vote pour l’autonomie...contre la conscription. » Incapable de satisfaire les attentes exprimées en 1936, l’Union nationale subit néanmoins une chute importante dans les intentions de vote qui passent de 56,9%, en 1936, à 39,1%. Les libéraux profitent pour leur part de l’impopularité des unionistes et du support de leurs collègues fédéraux, qui s’élèvent contre une éventuelle conscription pour service outre-mer, pour rallier 54,1% des électeurs.Avec le déclenchement de la guerre en Europe, le thème de la conscription est au centre de la campagne. Le 30 septembre, le chef libéral Adélard Godbout
déclare : « Je vous affirme avec toute la force dont je suis capable que le gouvernement d’Ottawa ne décrétera jamais la conscription militaire tant que vous laisserez la politique libérale diriger vos destinées. » Ce à quoi il ajoute : « Je m’engage sur l’honneur, en pesant chacun de ces mots, à quitter mon parti et même à le combattre, si un seul Canadien français, d’ici la fin des hostilités en Europe, est mobilisé contre son gré sous un régime libéral, ou même un régime provisoire auxquels participeraient nos ministres actuels dans le cabinet de M.King. » Le 4 octobre, à Trois-Rivières, le premier ministre Duplessis lui réplique : « un vote pour Maurice Duplessis, c’est un vote pour l’autonomie...contre la conscription. » Incapable de satisfaire les attentes exprimées en 1936, l’Union nationale subit néanmoins une chute importante dans les intentions de vote qui passent de 56,9%, en 1936, à 39,1%. Les libéraux profitent pour leur part de l’impopularité des unionistes et du support de leurs collègues fédéraux, qui s’élèvent contre une éventuelle conscription pour service outre-mer, pour rallier 54,1% des électeurs. Source : Paul-André Linteau, René Durocher, Jean-Claude Robert, François Ricard, Histoire du Québec contemporain : le Québec depuis 1930, Montréal, Boréal, 1987, p.119-125. Susan Mann Trofimenkoff, Visions nationales : une histoire du Québec, Saint-Laurent, Trécarré, 1986, p.336-357. (citations des hommes politiques dans) Gérard Cachat, À la recherche de mes racines, Montréal, Lidec, 1984, p.586.

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