Élection des libéraux de Jean Chrétien à la Chambre des communes à Ottawa

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Après avoir succédé à John Turner
à la tête du Parti libéral (PLC), Jean Chrétien
mène les siens à une victoire décisive lors des élections générales du 25 octobre 1993. Les principaux appuis du PLC proviennent surtout des Maritimes et de l’Ontario puisqu’au Québec le Bloc québécois, une nouvelle formation dirigée par l’ancien ministre progressiste-conservateur Lucien Bouchard, réussit à enlever 54 des 75 sièges en jeu. Cette récolte fait du Bloc Québécois l’opposition officielle à Ottawa. Cette tournure des événements cause certaines inquiétudes au Canada car le Bloc, qui ne présente des candidats qu’au Québec, milite ouvertement en faveur de la souveraineté de cette province. Dans les provinces de l’Ouest, c’est le Reform Party, un parti de droite dirigé par Preston Manning, qui a la faveur de l’électorat. Les 52 députés qu’il fait élire le place nettement en avant des libéraux dans ces provinces. Ils permettent également aux réformistes de distancer largement les progressistes-conservateurs de Kim Campbell qui ne réussissent à faire élire que deux députés à la grandeur du pays. C’est la baisse de popularité la plus importante jamais enregistrée par cette formation politique qui avait pourtant remporté les élections générales de 1984 et 1988. Pour Pierre-Claude Nolin, organisateur des conservateurs au Québec, cette débandade s’explique essentiellement par : « la récession mondiale et l’échec du l’Accord du lac Meech ».
Après avoir succédé à John Turner
à la tête du Parti libéral (PLC), Jean Chrétien
mène les siens à une victoire décisive lors des élections générales du 25 octobre 1993. Les principaux appuis du PLC proviennent surtout des Maritimes et de l’Ontario puisqu’au Québec le Bloc québécois, une nouvelle formation dirigée par l’ancien ministre progressiste-conservateur Lucien Bouchard, réussit à enlever 54 des 75 sièges en jeu. Cette récolte fait du Bloc Québécois l’opposition officielle à Ottawa. Cette tournure des événements cause certaines inquiétudes au Canada car le Bloc, qui ne présente des candidats qu’au Québec, milite ouvertement en faveur de la souveraineté de cette province. Dans les provinces de l’Ouest, c’est le Reform Party, un parti de droite dirigé par Preston Manning, qui a la faveur de l’électorat. Les 52 députés qu’il fait élire le place nettement en avant des libéraux dans ces provinces. Ils permettent également aux réformistes de distancer largement les progressistes-conservateurs de Kim Campbell qui ne réussissent à faire élire que deux députés à la grandeur du pays. C’est la baisse de popularité la plus importante jamais enregistrée par cette formation politique qui avait pourtant remporté les élections générales de 1984 et 1988. Pour Pierre-Claude Nolin, organisateur des conservateurs au Québec, cette débandade s’explique essentiellement par : « la récession mondiale et l’échec du l’Accord du lac Meech ».
Source : La Presse, 26 octobre 1993, p.A1, A3-A5 et autres. L’Encyclopédie du Canada : édition 2000, Montréal, Stanké, 2000, p.495.

Voir en ligne : http://bilan.usherbrooke.ca/bilan/p...