Élection des libéraux de Justin Trudeau à la Chambre des communes à Ottawa

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Au pouvoir depuis 2006, le premier ministre Stephen Harper déclenche le 2 août 2015 une campagne électorale qui durera 78 jours, ce qui en fait la plus longue au Canada depuis le XIXe siècle. Le Nouveau Parti démocratique (NPD) de Thomas Mulcair, une formation de gauche qui tient un discours plus centriste, notamment l’engagement à maintenir l’équilibre budgétaire, domine dans les sondages. Le NPD veut aussi implanter un service de garderies à l’échelle nationale, un peu à l’image de celui existant au Québec. Le PCC de Harper et le Parti libéral du Canada (PLC) du chef Justin Trudeau, le fils de l’ex-premier ministre Pierre Elliott Trudeau, le devancent toutefois dans les dernières semaines. Le PCC fait campagne sur une gestion budgétaire serrée et sa capacité à assurer la sécurité des Canadiens, chez eux et par son engagement contre l’État islamique au Moyen-Orient. Le PLC, un parti de centre, mise de son côté sur une fiscalité plus généreuse pour la classe moyenne et envisage un déficit au cours des trois premières années de mandat afin de stimuler l’économie en misant sur les infrastructures. D’autres enjeux marquent aussi la campagne, comme la controverse entourant le sénateur Mike Duffy, celle du port du niqab lors des assermentations des nouveaux Canadiens ou la signature du Partenariat transpacifique, le 5 octobre. L’Ontario apparaît comme le champ de bataille le plus convoité, avec 121 des 338 sièges en jeu, mais plusieurs luttes à 3, et même à 4 au Québec, sont prévues à travers le Canada. Cette situation incite les observateurs à anticiper la formation d’un gouvernement minoritaire. Toutefois, le PLC se détache rapidement le soir du 19 octobre. Avec 184 sièges, les libéraux forment un gouvernement majoritaire, ce qui constitue une surprise. Plusieurs interprètent ce résultat comme un désaveu à l’endroit du gouvernement sortant, le PCC de Stephen Harper, qui fait élire 99 députés. La plus grande déception est celle du NPD qui chute tout au long de la campagne et récolte 44 sièges avec 19,7 % des voix. Le Bloc québécois (BQ), favorable à l’indépendance du Québec, gagne pour sa part 10 sièges. Le chef Gilles Duceppe, qui avait effectué un retour à la politique active le 9 juin, est cependant défait dans la circonscription de Laurier-Sainte-Marie. Stephen Harper quittera ses fonctions de chef du PCC. Les spéculations débutent sur l’identité de son successeur ainsi que sur la composition du premier cabinet Trudeau. Chef du PLC depuis 2013, celui-ci deviendra, à 43 ans, le deuxième plus jeune premier ministre de l’histoire du Canada. Au pouvoir depuis 2006, le premier ministre Stephen Harper déclenche le 2 août 2015 une campagne électorale qui durera 78 jours, ce qui en fait la plus longue au Canada depuis le XIXe siècle. Le Nouveau Parti démocratique (NPD) de Thomas Mulcair, une formation de gauche qui tient un discours plus centriste, notamment l’engagement à maintenir l’équilibre budgétaire, domine dans les sondages. Le NPD veut aussi implanter un service de garderies à l’échelle nationale, un peu à l’image de celui existant au Québec. Le PCC de Harper et le Parti libéral du Canada (PLC) du chef Justin Trudeau, le fils de l’ex-premier ministre Pierre Elliott Trudeau, le devancent toutefois dans les dernières semaines. Le PCC fait campagne sur une gestion budgétaire serrée et sa capacité à assurer la sécurité des Canadiens, chez eux et par son engagement contre l’État islamique au Moyen-Orient. Le PLC, un parti de centre, mise de son côté sur une fiscalité plus généreuse pour la classe moyenne et envisage un déficit au cours des trois premières années de mandat afin de stimuler l’économie en misant sur les infrastructures. D’autres enjeux marquent aussi la campagne, comme la controverse entourant le sénateur Mike Duffy, celle du port du niqab lors des assermentations des nouveaux Canadiens ou la signature du Partenariat transpacifique, le 5 octobre. L’Ontario apparaît comme le champ de bataille le plus convoité, avec 121 des 338 sièges en jeu, mais plusieurs luttes à 3, et même à 4 au Québec, sont prévues à travers le Canada. Cette situation incite les observateurs à anticiper la formation d’un gouvernement minoritaire. Toutefois, le PLC se détache rapidement le soir du 19 octobre. Avec 184 sièges, les libéraux forment un gouvernement majoritaire, ce qui constitue une surprise. Plusieurs interprètent ce résultat comme un désaveu à l’endroit du gouvernement sortant, le PCC de Stephen Harper, qui fait élire 99 députés. La plus grande déception est celle du NPD qui chute tout au long de la campagne et récolte 44 sièges avec 19,7 % des voix. Le Bloc québécois (BQ), favorable à l’indépendance du Québec, gagne pour sa part 10 sièges. Le chef Gilles Duceppe, qui avait effectué un retour à la politique active le 9 juin, est cependant défait dans la circonscription de Laurier-Sainte-Marie. Stephen Harper quittera ses fonctions de chef du PCC. Les spéculations débutent sur l’identité de son successeur ainsi que sur la composition du premier cabinet Trudeau. Chef du PLC depuis 2013, celui-ci deviendra, à 43 ans, le deuxième plus jeune premier ministre de l’histoire du Canada. Source : http://www.lapresse.ca/actualites/elections-federales/201510/19/01-4911563-justin-trudeau-triomphe.php  ;
http://tvanouvelles.ca/lcn/infos/national/archives/2015/10/20151019-214100.html  ;
http://ici.radio-canada.ca/elections-canada-2015/chroniques-analyses

Voir en ligne : http://bilan.usherbrooke.ca/bilan/p...