Élection du Parti québécois de Jacques Parizeau à l’Assemblée nationale du Québec

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Même si les résultats du vote populaire sont extrêmement serrés (44,7% contre 44,4%), la répartition plus équilibrée des appuis au PQ à travers la province lui permet d’obtenir une nette majorité au niveau des sièges (77 contre 47). Le chef victorieux, Jacques Parizeau, parle dès le soir de la victoire d’enclencher au cours de l’année à venir les mécanismes qui mèneront à la tenue d’un référendum sur la souveraienté. Devant ses partisans réunis au théâtre Le Capitole de Québec, il déclare : « La campagne qui se termine a été marquée, évidemment, par un débat fondamental entre libéraux et souverainistes. C’est un débat qui est un grand débat. Et en attendant le rendez-vous de 1995, je sais cependant qu’entre gens de bonne volonté au Québec, on sera capables de s’entendre, d’avoir une sorte de trêve, au moins pour assurer le relèvement du Québec, qu’il se sorte des ornières dans lequel il est tombé depuis trop longtemps. » Le scrutin de 1994 est marqué par l’apparition d’une nouvelle formation : l’Action démocratique du Québec. Celle-ci ne récolte environ que 6,5% des voix, mais elle réussit à faire élire son jeune chef, Mario Dumont, dans la circonscription de Rivière-du-Loup. Il s’agit d’une troisième victoire électorale pour le PQ qui avait remporté les élections générales de 1976 et 1981 sous René Lévesque. Le chef libéral, Daniel Johnson fils, dirigera l’opposition jusqu’à ce qu’il se retire de la politique en 1998.Même si les résultats du vote populaire sont extrêmement serrés (44,7% contre 44,4%), la répartition plus équilibrée des appuis au PQ à travers la province lui permet d’obtenir une nette majorité au niveau des sièges (77 contre 47). Le chef victorieux, Jacques Parizeau, parle dès le soir de la victoire d’enclencher au cours de l’année à venir les mécanismes qui mèneront à la tenue d’un référendum sur la souveraienté. Devant ses partisans réunis au théâtre Le Capitole de Québec, il déclare : « La campagne qui se termine a été marquée, évidemment, par un débat fondamental entre libéraux et souverainistes. C’est un débat qui est un grand débat. Et en attendant le rendez-vous de 1995, je sais cependant qu’entre gens de bonne volonté au Québec, on sera capables de s’entendre, d’avoir une sorte de trêve, au moins pour assurer le relèvement du Québec, qu’il se sorte des ornières dans lequel il est tombé depuis trop longtemps. » Le scrutin de 1994 est marqué par l’apparition d’une nouvelle formation : l’Action démocratique du Québec. Celle-ci ne récolte environ que 6,5% des voix, mais elle réussit à faire élire son jeune chef, Mario Dumont, dans la circonscription de Rivière-du-Loup. Il s’agit d’une troisième victoire électorale pour le PQ qui avait remporté les élections générales de 1976 et 1981 sous René Lévesque. Le chef libéral, Daniel Johnson fils, dirigera l’opposition jusqu’à ce qu’il se retire de la politique en 1998. Source : Le Devoir, 13 septembre 1994, p. A1. La Presse, 13 septembre 1994, p.A1, A14 et autres.

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