Élection du Parti québécois de René Lévesque à l’Assemblée nationale du Québec

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Plus de trois millions de Québécois se rendent aux urnes lors de ces élections générales, les premières qui portent un gouvernement souverainiste au pouvoir. Les marchés boursiers et la classe politique canadienne attendent maintenant de voir quelles orientations le nouveau gouvernement adoptera au début de ce mandat qui s’annonce mouvementé. Par rapport au scrutin de 1973, les libéraux de Robert Bourassa subissent une perte de plus de 20% des voix et de 76 sièges. Bourassa lui-même est défait dans sa circonscription de Mercier. L’Union nationale, sous la gouverne de Rodrigue Biron, effectue quant à elle un gain de 13% et de 11 sièges. Un partisan du Parti québécois, Laurent Leclerc, résume en ces mots le courant d’enthousiasme qui accompagne la victoire du PQ : « C’était l’espoir. On avait l’impression que tout pouvait arriver. On avait le sentiment qu’on faisait arriver les choses (...) C’était la démence, la folie, et on voyait les résultats rentrer ! » Il est toutefois entendu qu’une éventuelle accession du Québec à la souveraineté devra d’abord passer par la tenue d’un référendum qui sera tenu au cours du prochain mandat. Le 25 novembre, René Lévesque
sera assermenté au poste de premier ministre.Plus de trois millions de Québécois se rendent aux urnes lors de ces élections générales, les premières qui portent un gouvernement souverainiste au pouvoir. Les marchés boursiers et la classe politique canadienne attendent maintenant de voir quelles orientations le nouveau gouvernement adoptera au début de ce mandat qui s’annonce mouvementé. Par rapport au scrutin de 1973, les libéraux de Robert Bourassa subissent une perte de plus de 20% des voix et de 76 sièges. Bourassa lui-même est défait dans sa circonscription de Mercier. L’Union nationale, sous la gouverne de Rodrigue Biron, effectue quant à elle un gain de 13% et de 11 sièges. Un partisan du Parti québécois, Laurent Leclerc, résume en ces mots le courant d’enthousiasme qui accompagne la victoire du PQ : « C’était l’espoir. On avait l’impression que tout pouvait arriver. On avait le sentiment qu’on faisait arriver les choses (...) C’était la démence, la folie, et on voyait les résultats rentrer ! » Il est toutefois entendu qu’une éventuelle accession du Québec à la souveraineté devra d’abord passer par la tenue d’un référendum qui sera tenu au cours du prochain mandat. Le 25 novembre, René Lévesque
sera assermenté au poste de premier ministre. Source : Paul-André Linteau, René Durocher, Jean-Claude Robert, François Ricard, Histoire du Québec contemporain : le Québec depuis 1930, Montréal, Boréal, 1987, p.449-459. Susan Mann Trofimenkoff, Vision nationales : une histoire du Québec, Saint-Laurent, Trécarré, 1986, p.423-443.
(citation dans) Don Gilmour, Achille Michaud, Pierre Turgeon, Le Canada : une histoire populaire de la Confédération à nos jours, Saint-Laurent, Fides, 2001, p.282.

Voir en ligne : http://bilan.usherbrooke.ca/bilan/p...