Entente de principe avec les médecins omnipraticiens et spécialistes

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

La rémunération des médecins du Québec fait l’objet de débats lors de la campagne électorale du printemps 2014. En vertu d’un contrat signé avec le ministre de la Santé et des Services sociaux de l’époque, Philippe Couillard, les membres de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (PMOQ) et de la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ) obtiennent des augmentations de l’ordre de 67% entre 2006 et 2014. Ces hausses seraient justifiées par le rattrapage qu’exigent ces fédérations avec la moyenne canadienne des salaires versés aux médecins. La situation budgétaire de la province, qui incite les gouvernements à resserrer leurs dépenses, amène toutefois une réévaluation de ce contrat en 2014. Une fois élu, le premier ministre Couillard évoque la possibilité de demander aux médecins d’étirer la période prévue par ce contrat. Celui qui est devenu le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, est dans une position paradoxale pour négocier puisque c’est lui qui représentait la FMSQ lors de la signature de l’entente de 2006. Reconnu comme un négociateur farouche, il demande à ce que l’étalement du montant qui n’a pas encore été versé se fasse sur une période de 15 ans. Un bras de fer se joue entre lui et la directrice de la FMSQ, Diane Francoeur, qui souhaiterait que cet étalement se termine au cours du mandat du gouvernement dont l’échéance est fixée à 2018. L’éventualité d’une loi spéciale est évoquée par le ministre, mais le premier ministre Couillard rappelle sa préférence pour une entente négociée. Le 24 septembre, le ministre Barrette annonce qu’il a obtenu un compromis. Les salaires des médecins seront gelés en 2014-2015 et une augmentation limitée est prévue pour 2015-2016, période au cours de laquelle le gouvernement espère atteindre l’équilibre budgétaire. Le reste de la hausse sera versé sur les cinq années suivantes, les médecins renonçant à une somme de 350 millions qui servirait aux soins aux patients. Les Fédérations entérineront l’entente. Le monde de la santé reste néanmoins en pleine bouleversement parce que le ministre s’apprête à dévoiler une réforme majeure dans le réseau. La rémunération des médecins du Québec fait l’objet de débats lors de la campagne électorale du printemps 2014. En vertu d’un contrat signé avec le ministre de la Santé et des Services sociaux de l’époque, Philippe Couillard, les membres de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (PMOQ) et de la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ) obtiennent des augmentations de l’ordre de 67% entre 2006 et 2014. Ces hausses seraient justifiées par le rattrapage qu’exigent ces fédérations avec la moyenne canadienne des salaires versés aux médecins. La situation budgétaire de la province, qui incite les gouvernements à resserrer leurs dépenses, amène toutefois une réévaluation de ce contrat en 2014. Une fois élu, le premier ministre Couillard évoque la possibilité de demander aux médecins d’étirer la période prévue par ce contrat. Celui qui est devenu le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, est dans une position paradoxale pour négocier puisque c’est lui qui représentait la FMSQ lors de la signature de l’entente de 2006. Reconnu comme un négociateur farouche, il demande à ce que l’étalement du montant qui n’a pas encore été versé se fasse sur une période de 15 ans. Un bras de fer se joue entre lui et la directrice de la FMSQ, Diane Francoeur, qui souhaiterait que cet étalement se termine au cours du mandat du gouvernement dont l’échéance est fixée à 2018. L’éventualité d’une loi spéciale est évoquée par le ministre, mais le premier ministre Couillard rappelle sa préférence pour une entente négociée. Le 24 septembre, le ministre Barrette annonce qu’il a obtenu un compromis. Les salaires des médecins seront gelés en 2014-2015 et une augmentation limitée est prévue pour 2015-2016, période au cours de laquelle le gouvernement espère atteindre l’équilibre budgétaire. Le reste de la hausse sera versé sur les cinq années suivantes, les médecins renonçant à une somme de 350 millions qui servirait aux soins aux patients. Les Fédérations entérineront l’entente. Le monde de la santé reste néanmoins en pleine bouleversement parce que le ministre s’apprête à dévoiler une réforme majeure dans le réseau. Source : http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2014/09/26/002-medecins-specialistes-acceptation-entente-quebec.shtml  ;
http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2014/09/26/002-medecins-specialistes-acceptation-entente-quebec.shtml  ;
http://www.ledevoir.com/politique/quebec/419406/barrette-s-entend-avec-les-medecins

Voir en ligne : http://bilan.usherbrooke.ca/bilan/p...