Entrée en guerre du Canada

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Pour justifier cette décision, Ernest Lapointe
, le lieutenant canadien-français du premier ministre William Lyon Mackenzie King
, déclare : « La vie ou la mort de l’Angleterre dépendra de nos ressources et toute neutralité dite favorable serait directement désavantageuse à l’Angleterre et la France. » Pour rassurer ses compatriotes canadiens-français, Lapointe ajoute : « Je suis autorisé par mes collègues de la province de Québec dans le Cabinet (...) à déclarer que nous ne consentirons jamais à la conscription, que nous ne serons jamais membres d’un gouvernement qui essaiera d’appliquer la conscription et que nous n’appuierons jamais un tel gouvernement. » Une fois l’entrée en guerre du Canada confirmée, 100 millions de dollars sont ajoutés au budget de la défense. Dans les jours qui suivent, un ministère des Munitions et des Approvisionnements est également mis sur pied. Le mandat de ce ministère, dirigé par C.D. Howe, consiste à « obtenir un approvisionnement complet des produits de toutes sortes nécessaires ou désirables dans la poursuite de la guerre. » De fait, en plus de fournir des volontaires qui portent les armes en Europe, les Canadiens apporteront un support logistique impressionnant aux nations alliées, particulièrement la Grande-Bretagne qui se retrouve isolée après la reddition française qui survient au printemps 1940. Entre 1935 et 1945, la valeur de la production agricole québécoise passe de 97 à 225 millions de dollars, alors que la production manufacturière triple, passant de 769 millions à 2,5 milliards de dollars. Les besoins en main-d’oeuvre seront tels qu’ils entraîneront une diminution spectaculaire du taux de chômage en l’espace de quelques mois.Pour justifier cette décision, Ernest Lapointe
, le lieutenant canadien-français du premier ministre William Lyon Mackenzie King
, déclare : « La vie ou la mort de l’Angleterre dépendra de nos ressources et toute neutralité dite favorable serait directement désavantageuse à l’Angleterre et la France. » Pour rassurer ses compatriotes canadiens-français, Lapointe ajoute : « Je suis autorisé par mes collègues de la province de Québec dans le Cabinet (...) à déclarer que nous ne consentirons jamais à la conscription, que nous ne serons jamais membres d’un gouvernement qui essaiera d’appliquer la conscription et que nous n’appuierons jamais un tel gouvernement. » Une fois l’entrée en guerre du Canada confirmée, 100 millions de dollars sont ajoutés au budget de la défense. Dans les jours qui suivent, un ministère des Munitions et des Approvisionnements est également mis sur pied. Le mandat de ce ministère, dirigé par C.D. Howe, consiste à « obtenir un approvisionnement complet des produits de toutes sortes nécessaires ou désirables dans la poursuite de la guerre. » De fait, en plus de fournir des volontaires qui portent les armes en Europe, les Canadiens apporteront un support logistique impressionnant aux nations alliées, particulièrement la Grande-Bretagne qui se retrouve isolée après la reddition française qui survient au printemps 1940. Entre 1935 et 1945, la valeur de la production agricole québécoise passe de 97 à 225 millions de dollars, alors que la production manufacturière triple, passant de 769 millions à 2,5 milliards de dollars. Les besoins en main-d’oeuvre seront tels qu’ils entraîneront une diminution spectaculaire du taux de chômage en l’espace de quelques mois. Source : Sous la direction de Craig Brown, Histoire générale du Canada, Montréal, Boréal, 1990, p.549-564. Susan Mann Trofimenkoff, Visions nationales : une histoire du Québec, Saint-Laurent, Trécarré, 1986, p.336-357.

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