Explosion d’une partie importante de la ville de Halifax

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

La catastrophe de Halifax serait la plus grande explosion provoquée par l’homme avant celle de Hiroshima, en 1945. L’explosion de 2 766 tonnes d’acide picrique, d’explosifs et de coton-poudre est d’une intensité si forte que des vitres volent en éclat dans la ville de Truro, à près de 100 kilomètres de Halifax, alors que les plus fortes détonations sont entendues jusqu’à l’île du Prince-Édouard. Le bilan de cette tragédie est lourd. Près de 1 600 personnes perdent la vie alors que 9 000 sont blessées, dont plus de 200 personnes qui perdent la vue à cause des éclats de verre. Plus de 1 500 immeubles sont rasés alors que 12 000 autres sont endommagés. Dans les quelques heures qui suivront, on évacuera la ville par crainte de l’explosion du magasin principal. Un témoin du choc, le marin Lambert Griffith, décrit ainsi la scène : « Soudain, il y a eu un fracas terrifiant et j’ai vu le bateau disparaître sous mes yeux. Un instant après, j’ai vu arriver des choses indescriptibles. J’ai été projeté sur le pont, tandis que les déflagrations continuaient (...) Un tas de choses tombaient de tous les côtés, du shrapnell et des morceaux de coque. » Des mesures d’urgence seront rapidement prises pour venir en aide aux sinistrés. La majorité des provinces canadiennes, ainsi que plusieurs états américains, organiseront aussi un service d’aide humanitaire. La reconstruction de la ville s’échelonnera sur plusieurs années et les coûts d’opération s’élèveront à plus de 35 millions de dollars. En tenant compte des décès, des blessés, des sans-abris, des commerçants ayant tout perdu, c’est plus de la moitié de la population de Halifax (50 000 habitants) qui sera directement touchée par la tragédie.La catastrophe de Halifax serait la plus grande explosion provoquée par l’homme avant celle de Hiroshima, en 1945. L’explosion de 2 766 tonnes d’acide picrique, d’explosifs et de coton-poudre est d’une intensité si forte que des vitres volent en éclat dans la ville de Truro, à près de 100 kilomètres de Halifax, alors que les plus fortes détonations sont entendues jusqu’à l’île du Prince-Édouard. Le bilan de cette tragédie est lourd. Près de 1 600 personnes perdent la vie alors que 9 000 sont blessées, dont plus de 200 personnes qui perdent la vue à cause des éclats de verre. Plus de 1 500 immeubles sont rasés alors que 12 000 autres sont endommagés. Dans les quelques heures qui suivront, on évacuera la ville par crainte de l’explosion du magasin principal. Un témoin du choc, le marin Lambert Griffith, décrit ainsi la scène : « Soudain, il y a eu un fracas terrifiant et j’ai vu le bateau disparaître sous mes yeux. Un instant après, j’ai vu arriver des choses indescriptibles. J’ai été projeté sur le pont, tandis que les déflagrations continuaient (...) Un tas de choses tombaient de tous les côtés, du shrapnell et des morceaux de coque. » Des mesures d’urgence seront rapidement prises pour venir en aide aux sinistrés. La majorité des provinces canadiennes, ainsi que plusieurs états américains, organiseront aussi un service d’aide humanitaire. La reconstruction de la ville s’échelonnera sur plusieurs années et les coûts d’opération s’élèveront à plus de 35 millions de dollars. En tenant compte des décès, des blessés, des sans-abris, des commerçants ayant tout perdu, c’est plus de la moitié de la population de Halifax (50 000 habitants) qui sera directement touchée par la tragédie. Source : L’Encyclopédie du Canada : tome 2, Montréal, Stanké, 1987, p.880. (citation dans) Don Gilmour, Achille Michaud, Pierre Turgeon, Le Canada : une histoire populaire de la Confédération à nos jours, Saint-Laurent, Fides, 2001, p.119-121.

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