Expression de craintes par l’évêque de Montréal au premier ministre Robert Borden

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Bruchési écrit notamment à Borden : « Ne croyez-vous pas vraiment que, étant donné notre population, nous avons fait largement notre part ? (...) Or maintenant, Monsieur le Ministre, une mesure de conscription est annoncée (...) L’agitation est grande dans le peuple (...) Dans la province de Québec, en particulier, on pourra s’attendre à des soulèvements déplorables. On annonce des assemblées de protestation. Les émeutes ne sont pas improbables. » Trois mois plus tard, après le passage de la Loi sur la conscription, Bruchési écrira de nouveau au premier ministre pour lui avouer qu’il considère celle-ci comme « une loi de malheur » qui « déchaînera dans notre pays une guerre désastreuse et dont nous ne prévoyons pas l’issue. » Bruchési écrit notamment à Borden : « Ne croyez-vous pas vraiment que, étant donné notre population, nous avons fait largement notre part ? (...) Or maintenant, Monsieur le Ministre, une mesure de conscription est annoncée (...) L’agitation est grande dans le peuple (...) Dans la province de Québec, en particulier, on pourra s’attendre à des soulèvements déplorables. On annonce des assemblées de protestation. Les émeutes ne sont pas improbables. » Trois mois plus tard, après le passage de la Loi sur la conscription, Bruchési écrira de nouveau au premier ministre pour lui avouer qu’il considère celle-ci comme « une loi de malheur » qui « déchaînera dans notre pays une guerre désastreuse et dont nous ne prévoyons pas l’issue. » Source : Elizabeth H. Armstrong, Le Québec et la crise de la conscription, 1917-1918, Montréal, VLB, 1998, 293 pages. (citation dans) Don Gilmour, Achille Michaud, Pierre Turgeon, Le Canada : une histoire populaire de la Confédération à nos jours, Saint-Laurent, Fides, 2001, p.115.

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