Fin d’un lock-out chez Postes Canada

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Sous prétexte que le conflit de travail nuisait à la reprise économique, le gouvernement conservateur majoritaire de Stephen Harper a déposé le projet de loi C-6 en le qualifiant de « choix nécessaire ». Les députés de la Chambre de communes en ont débattu pendant 58 heures, avant de l’adopter le 25 juin en soirée. Le lendemain, la loi spéciale a été votée par les sénateurs à 53 voix contre 26, après sept heures de débats et de témoignages. La loi accorde des hausses salariales de 1,5 % par année d’ici janvier 2015, soit une légère baisse par rapport à l’offre finale déposée par Postes Canada. Un arbitre impartial est chargé de régler les autres points litigieux du conflit. L’adoption de la loi spéciale a provoqué plusieurs réactions. Le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP) a accusé le gouvernement de s’en prendre au droit de ces derniers à négocier leurs conditions de travail tandis que le Nouveau Parti démocratique (NPD) a dénoncé la radicalité de la méthode choisie pour régler le conflit. Les membres de l’opposition, plus particulièrement les députés néo-démocrates, ont d’ailleurs utilisé tout leur temps de parole afin de retarder l’adoption de cette loi spéciale. En 1997, Ottawa avait également utilisé une ordonnance de retour au travail lors de la dernière grève des employés de Postes Canada. Sous prétexte que le conflit de travail nuisait à la reprise économique, le gouvernement conservateur majoritaire de Stephen Harper a déposé le projet de loi C-6 en le qualifiant de « choix nécessaire ». Les députés de la Chambre de communes en ont débattu pendant 58 heures, avant de l’adopter le 25 juin en soirée. Le lendemain, la loi spéciale a été votée par les sénateurs à 53 voix contre 26, après sept heures de débats et de témoignages. La loi accorde des hausses salariales de 1,5 % par année d’ici janvier 2015, soit une légère baisse par rapport à l’offre finale déposée par Postes Canada. Un arbitre impartial est chargé de régler les autres points litigieux du conflit. L’adoption de la loi spéciale a provoqué plusieurs réactions. Le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP) a accusé le gouvernement de s’en prendre au droit de ces derniers à négocier leurs conditions de travail tandis que le Nouveau Parti démocratique (NPD) a dénoncé la radicalité de la méthode choisie pour régler le conflit. Les membres de l’opposition, plus particulièrement les députés néo-démocrates, ont d’ailleurs utilisé tout leur temps de parole afin de retarder l’adoption de cette loi spéciale. En 1997, Ottawa avait également utilisé une ordonnance de retour au travail lors de la dernière grève des employés de Postes Canada. Source : Le Devoir, 27 juin 2011, p.A3 ; http://www.radio-canada.ca/nouvelles/National/2011/06/26/003-postes-canada-loi-speciale.shtml ; http://www.radio-canada.ca/regions/Ontario/2011/06/14/001-greve-poste-toronto.shtml

Voir en ligne : http://bilan3.usherbrooke.ca/bilan/...