Fin du jeûne de la leader autochtone Theresa Spence

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Ce n’est pas la première fois qu’un important projet de loi à multiples volets est déposé par le gouvernement conservateur. Cette façon de procéder est habituellement contestée par l’opposition parlementaire. Cette fois, une nouvelle voix s’exprime dans le débat alors que, le 11 décembre, la chef autochtone Theresa Spence entreprend une grève de la faim dans l’île Victoria, sur la rivière des Outaouais. Par ce geste, la chef de la réserve Attawapiskat - dans le nord de l’Ontario - veut protester contre des dispositions de C-45 qui préoccupent particulièrement les Premières Nations (redevances sur l’exploitation des ressources naturelles, protection environnementale, problèmes de logement, etc.) Cette grève de la faim coïncide avec la montée d’un mouvement populaire plus large, Idle No More, qui mobilise les Premières Nations à travers le pays. Leurs leaders partagent les inquiétudes de Spence et se disent particulièrement soucieux face à la menace que C-45 constituerait pour les traités en vigueur et certains aspects de la souveraineté territoriale amérindienne, notamment sur le plan écologique. Des manifestations publiques ont lieu à différents endroits, dont une grande lors d’une Journée d’action nationale qui se déroule le 10 décembre. Une rencontre entre Harper et des leaders autochtones se tient le 11 janvier 2013, mais en l’absence de Spence qui réclame la présence du gouverneur général David Johnston. Plusieurs personnalités politiques demandent à Spence de cesser sa grève de la faim. Celle-ci fait également l’objet de critiques, particulièrement en ce qui a trait à la gestion des finances de sa réserve. Elle met finalement un terme à son jeûne le 24 janvier. Pour sa part, le mouvement Idle No More demeure dans l’actualité. Après l’engouement qu’il a suscité, les analystes s’interrogent toutefois sur son avenir et sur sa capacité à faire avancer la cause des Première Nations qui sont disséminées sur le grand territoire canadien et dont les intérêts varient selon les régions.Ce n’est pas la première fois qu’un important projet de loi à multiples volets est déposé par le gouvernement conservateur. Cette façon de procéder est habituellement contestée par l’opposition parlementaire. Cette fois, une nouvelle voix s’exprime dans le débat alors que, le 11 décembre, la chef autochtone Theresa Spence entreprend une grève de la faim dans l’île Victoria, sur la rivière des Outaouais. Par ce geste, la chef de la réserve Attawapiskat - dans le nord de l’Ontario - veut protester contre des dispositions de C-45 qui préoccupent particulièrement les Premières Nations (redevances sur l’exploitation des ressources naturelles, protection environnementale, problèmes de logement, etc.) Cette grève de la faim coïncide avec la montée d’un mouvement populaire plus large, Idle No More, qui mobilise les Premières Nations à travers le pays. Leurs leaders partagent les inquiétudes de Spence et se disent particulièrement soucieux face à la menace que C-45 constituerait pour les traités en vigueur et certains aspects de la souveraineté territoriale amérindienne, notamment sur le plan écologique. Des manifestations publiques ont lieu à différents endroits, dont une grande lors d’une Journée d’action nationale qui se déroule le 10 décembre. Une rencontre entre Harper et des leaders autochtones se tient le 11 janvier 2013, mais en l’absence de Spence qui réclame la présence du gouverneur général David Johnston. Plusieurs personnalités politiques demandent à Spence de cesser sa grève de la faim. Celle-ci fait également l’objet de critiques, particulièrement en ce qui a trait à la gestion des finances de sa réserve. Elle met finalement un terme à son jeûne le 24 janvier. Pour sa part, le mouvement Idle No More demeure dans l’actualité. Après l’engouement qu’il a suscité, les analystes s’interrogent toutefois sur son avenir et sur sa capacité à faire avancer la cause des Première Nations qui sont disséminées sur le grand territoire canadien et dont les intérêts varient selon les régions. Source : http://www.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2013/01/23/001-spence-greve-faim-ottawa.shtml  ;
http://www.lapresse.ca/actualites/quebec-canada/national/201301/23/01-4614064-theresa-spence-met-un-terme-a-sa-greve-de-la-faim.php

Voir en ligne : http://bilan.usherbrooke.ca/bilan/p...