Fondation de l’Association catholique de la jeunesse canadienne-française

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Lors du premier congrès de l’ACJC à Montréal, le 25 juin 1904, le président fondateur Joseph Versailles prononce un discours à saveur nationaliste : « Nous estimons que c’est à notre peuple d’exploter les richesses de notre pays. Nous tenons enfin que nulle région au monde n’a droit à notre amour et à notre dévouement à l’égal de notre Canada français. Notre patrie est ici, elle n’est nulle part ailleurs. C’est à elle seule que nous voulons dévouer toutes nos énergies... » Le congrès adopte entre autres les articles suivants : « 1. Les membres de l’Association catholique de la Jeunesse canadienne-française croient que la race canadienne-française a une mission spéciale à remplir sur ce continent, et qu’elle doit, pour cette fin, garder son caractère distinct de celui des autres races. 2. La race canadienne-française possède des aptitudes pour remplir sa mission, et (...) le pays où la Providence l’a placée renferme les ressources nécessaires à la formation d’une grande nation, et que c’est aux Canadiens français d’exploiter ce pays, qui est le leur. 3. C’est dans le sol du pays que le patriotisme doit avoir ses racines, et que le Canada français doit l’emporter dans leur amour sur toute autre région. 4. C’est le devoir de tous les Canadiens de favoriser ce qui peut accroître légitimement l’autonomie du Canada et de lutter avec énergie contre tout ce qui pourrait amener son absorption par une autre nation quelle qu’elle soit. 5. Il est du devoir des jeunes Canadiens français de ne point tellement s’attacher à un parti politique qu’ils soient portés à lui sacrifier l’intérêt de la religion et de la patrie. 6. Convaincus que c’est sur le terrain social plutôt que sur le terrain politique qu’il y a espoir d’aider au groupement des forces nationales ; convaincus que la vie politique ne doit être que l’efflorescence de la vie sociale ; les membres de l’Association affirment leur intention de concentrer tous leur efforts à se préparer à une action sociale mise au service des intérêts de leur patrie. 7. La pratique intégrale du catholicisme, c’est-à-dire un catholicisme vécu par l’individu et par la société, est le remède à tous les maux et la source de tous les progrès de la société. 8. Le progrès de la race canadienne-française est d’une façon spéciale attaché à sa foi catholique. » Lors du premier congrès de l’ACJC à Montréal, le 25 juin 1904, le président fondateur Joseph Versailles prononce un discours à saveur nationaliste : « Nous estimons que c’est à notre peuple d’exploter les richesses de notre pays. Nous tenons enfin que nulle région au monde n’a droit à notre amour et à notre dévouement à l’égal de notre Canada français. Notre patrie est ici, elle n’est nulle part ailleurs. C’est à elle seule que nous voulons dévouer toutes nos énergies... » Le congrès adopte entre autres les articles suivants : « 1. Les membres de l’Association catholique de la Jeunesse canadienne-française croient que la race canadienne-française a une mission spéciale à remplir sur ce continent, et qu’elle doit, pour cette fin, garder son caractère distinct de celui des autres races. 2. La race canadienne-française possède des aptitudes pour remplir sa mission, et (...) le pays où la Providence l’a placée renferme les ressources nécessaires à la formation d’une grande nation, et que c’est aux Canadiens français d’exploiter ce pays, qui est le leur. 3. C’est dans le sol du pays que le patriotisme doit avoir ses racines, et que le Canada français doit l’emporter dans leur amour sur toute autre région. 4. C’est le devoir de tous les Canadiens de favoriser ce qui peut accroître légitimement l’autonomie du Canada et de lutter avec énergie contre tout ce qui pourrait amener son absorption par une autre nation quelle qu’elle soit. 5. Il est du devoir des jeunes Canadiens français de ne point tellement s’attacher à un parti politique qu’ils soient portés à lui sacrifier l’intérêt de la religion et de la patrie. 6. Convaincus que c’est sur le terrain social plutôt que sur le terrain politique qu’il y a espoir d’aider au groupement des forces nationales ; convaincus que la vie politique ne doit être que l’efflorescence de la vie sociale ; les membres de l’Association affirment leur intention de concentrer tous leur efforts à se préparer à une action sociale mise au service des intérêts de leur patrie. 7. La pratique intégrale du catholicisme, c’est-à-dire un catholicisme vécu par l’individu et par la société, est le remède à tous les maux et la source de tous les progrès de la société. 8. Le progrès de la race canadienne-française est d’une façon spéciale attaché à sa foi catholique. » Source : Paul-André Linteau, René Durocher, Jean-Claude Robert, Histoire du Québec contemporain : de la Confédération à la crise, 1867-1929, Montréal, Boréal Express, 1979, p.560-566. Robert Rumilly, Histoire de la province de Québec : Simon-Napoléon Parent, Montréal, Éditions Bernard Valiquette, 1944, p.124-126. L’Encyclopédie du Canada : édition 2000, Montréal, Stanké, 2000, p.740.

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