Fondation des Caisses populaires Desjardins à Lévis

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Inquiet de la situation économique de ses compatriotes, Alphonse Desjardins
s’intéresse au fonctionnement de certaines banques populaires en opération en Europe. Tout en tenant compte des réalités de sa région, il élabore un projet de caisse et, en septembre 1900, forme avec un groupe de personnes un comité d’étude et d’initiative. Étant un pionnier dans le domaine des banques populaires, Desjardins se lance, malgré l’absence de lois régissant ce secteur. Il le précise d’ailleurs plus d’un mois avant l’ouverture de la Caisse populaire de Lévis, à un correspondant anglais : « Le parlement, dites-vous, sanctionne plus tard ce qu’il y a de bon dans l’oeuvre accomplie. C’est absolument ce que je me suis toujours dit depuis le moment où j’ai conçu le projet de fonder au Canada une, ou suivant le cas, des banques populaires. Comme cette institution est ignorée ici, (...) je savais bien que nos législateurs n’avaient pas pu s’en occuper ni la prévoir, et qu’il n’y avait rien dans nos statuts réglant ce point ». Le 6 décembre, la décision est prise de procéder au lancement de la première caisse qui reçoit l’appui du clergé et d’une centaine de citoyens. Fait inusité pour l’époque ; Dorimène Roy, l’épouse d’Alphonse Desjardins
, est aussi co-fondatrice des Caisses populaires Desjardins. Lors des longues absences de son mari, elle gère les activités de la caisse de Lévis, initiant les membres à l’épargne et à une bonne gestion budgétaire. Au fil des ans, les Caisses populaires Desjardins -nom donné aux institutions à partir de 1913- connaîtront une expansion spectaculaire et deviendront un acteur majeur sur la scène économique québécoise.Inquiet de la situation économique de ses compatriotes, Alphonse Desjardins
s’intéresse au fonctionnement de certaines banques populaires en opération en Europe. Tout en tenant compte des réalités de sa région, il élabore un projet de caisse et, en septembre 1900, forme avec un groupe de personnes un comité d’étude et d’initiative. Étant un pionnier dans le domaine des banques populaires, Desjardins se lance, malgré l’absence de lois régissant ce secteur. Il le précise d’ailleurs plus d’un mois avant l’ouverture de la Caisse populaire de Lévis, à un correspondant anglais : « Le parlement, dites-vous, sanctionne plus tard ce qu’il y a de bon dans l’oeuvre accomplie. C’est absolument ce que je me suis toujours dit depuis le moment où j’ai conçu le projet de fonder au Canada une, ou suivant le cas, des banques populaires. Comme cette institution est ignorée ici, (...) je savais bien que nos législateurs n’avaient pas pu s’en occuper ni la prévoir, et qu’il n’y avait rien dans nos statuts réglant ce point ». Le 6 décembre, la décision est prise de procéder au lancement de la première caisse qui reçoit l’appui du clergé et d’une centaine de citoyens. Fait inusité pour l’époque ; Dorimène Roy, l’épouse d’Alphonse Desjardins
, est aussi co-fondatrice des Caisses populaires Desjardins. Lors des longues absences de son mari, elle gère les activités de la caisse de Lévis, initiant les membres à l’épargne et à une bonne gestion budgétaire. Au fil des ans, les Caisses populaires Desjardins -nom donné aux institutions à partir de 1913- connaîtront une expansion spectaculaire et deviendront un acteur majeur sur la scène économique québécoise. Source : Pierre Poulin, Histoire du mouvement Desjardins, tome 1 : 1900-1920, Montréal, Québec-Amériques, 1990, p.15, 41, 54, 103 (citation). Paul-André Linteau, René Durocher, Jean-Claude Robert, Histoire du Québec contemporain : de la Confédération à la crise (1867-1929), Montréal, Boréal Express, 1979, p.406-407. L’Encyclopédie du Canada : édition 2000, Montréal, Stanké, 2000, p.717.

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