Fondation du journal « La Tribune » à Sherbrooke

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

À une époque où Sherbrooke posséde plusieurs journaux anglophones, dont le « Sherbrooke Daily Record », l’avocat Jacob Nicol lance un nouveau journal français d’appartenance libérale : « La Tribune ». Avec l’appui financier de certains députés libéraux et l’aide de Michael A. Foley, Nicol achète l’atelier d’imprimerie du « News », dont il utilisera l’équipement pour son journal. Dès son premier numéro, « La Tribune » affiche ses couleurs libérales et sa soumission à l’Église. Ses premières éditions comprennent huit pages. Ce journal est d’inspiration catholique, mais il évite de s’étaler sur les questions politico-religieuse. Dès 1913, « La Tribune » s’affilie aux agences de presse américaines et s’ouvre graduellement aux nouvelles étrangères et nationales. L’entreprise de « La Tribune » sera très profitable à Jacob Nicol. Il créera un vaste empire dans le domaine des communications en devenant propriétaire de « L’Événement » et du « Nouvelliste », ainsi que de trois stations de radio. Durant une vingtaine d’années, Nicol dominera le monde de l’information au Québec. En 1955, Paul Desmarais
et Alphé Gauthier achèteront « La Tribune » qui passera aux mains de la compagnie Québec Télémedia, en 1966, puis de Jacques Francoeur, président de la Société générale de la publication Ltée, et de Paul Desmarais
, président de la Corporation des valeurs Trans-Canada, l’année suivante.À une époque où Sherbrooke posséde plusieurs journaux anglophones, dont le « Sherbrooke Daily Record », l’avocat Jacob Nicol lance un nouveau journal français d’appartenance libérale : « La Tribune ». Avec l’appui financier de certains députés libéraux et l’aide de Michael A. Foley, Nicol achète l’atelier d’imprimerie du « News », dont il utilisera l’équipement pour son journal. Dès son premier numéro, « La Tribune » affiche ses couleurs libérales et sa soumission à l’Église. Ses premières éditions comprennent huit pages. Ce journal est d’inspiration catholique, mais il évite de s’étaler sur les questions politico-religieuse. Dès 1913, « La Tribune » s’affilie aux agences de presse américaines et s’ouvre graduellement aux nouvelles étrangères et nationales. L’entreprise de « La Tribune » sera très profitable à Jacob Nicol. Il créera un vaste empire dans le domaine des communications en devenant propriétaire de « L’Événement » et du « Nouvelliste », ainsi que de trois stations de radio. Durant une vingtaine d’années, Nicol dominera le monde de l’information au Québec. En 1955, Paul Desmarais
et Alphé Gauthier achèteront « La Tribune » qui passera aux mains de la compagnie Québec Télémedia, en 1966, puis de Jacques Francoeur, président de la Société générale de la publication Ltée, et de Paul Desmarais
, président de la Corporation des valeurs Trans-Canada, l’année suivante. Source : André Beaulieu et Jean Hamelin, La presse québécoise des origines à nos jours, tome 4, 1896-1910, Québec, Presses de l’université Laval, p.341-343.

Voir en ligne : http://bilan.usherbrooke.ca/bilan/p...