Formation d’une coalition par les trois partis d’opposition à la Chambre des communes

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Le Parti conservateur canadien (PCC) remporte les élections générales du 14 octobre 2008, mais sans obtenir la majorité en chambre. Cette situation laisse présager que le gouvernement de Stephen Harper devra compter sur l’appui ou la collaboration de l’opposition pour gouverner. À la suite de l’énoncé économique du gouvernement, le 27 novembre, les formations d’opposition décident toutefois de se réunir et de définir les modalités d’une coalition qui leur permettrait de renverser le gouvernement, puis de le remplacer. Les trois chefs, Stéphane Dion (Parti libéral du Canada), Jack Layton (Nouveau Parti démocratique) et Gilles Duceppe (Bloc québécois) dévoilent leurs intentions le 1e décembre. Pour justifier leur geste, ils évoquent l’absence de mesures d’urgence pour contrer l’impact de la crise économique. Les partis d’opposition craignent également le projet du gouvernement qui veut éliminer le financement fédéral des partis politiques, une mesure qui les atteindrait de plein fouet. Leur plan prévoit la création d’un gouvernement qui durerait 30 mois, période prévue pour la perturbation économique. Le gouvernement serait dirigé par le chef libéral Stéphane Dion, jusqu’à la tenue en 2009 d’un congrès au leadership déjà prévu au sein du Parti libéral. Le cabinet serait composé de 19 libéraux et de 6 néo-démocrates, mais ne compterait sur aucun bloquiste. Le Bloc québécois, une formation souverainiste, se contenterait d’appuyer le gouvernement afin de faire avancer ses priorités et d’éviter un retour prématuré aux urnes. Cette démarche inusitée, sans précédent en politique canadienne, soulève bien des interrogations. Le vote de censure étant déjà au feuilleton pour le 8 décembre, les spéculations vont bon train. Un des éléments inconnus est la position que prendra la gouverneure générale Michaëlle Jean, sur qui reposera probablement la décision de demander à Dion de former ou non le prochain gouvernement. Rejointe en Europe, celle-ci précipite son retour au Canada pour la circonstance. Pour sa part, le premier ministre Harper exprime clairement à la Chambre des communes sa volonté de ne pas laisser cette coalition gouverner le pays, une éventualité qui soulève de vives réactions, particulièrement dans la presse et la population canadienne-anglaise. Après une adresse télévisée à la nation, le 3 novembre, il rencontre la gouverneure générale le lendemain afin d’obtenir la prorogation de la Chambre. Cette décision, qui constitue un précédent, permettra au gouvernement de réviser sa stratégie avant la reprise des travaux parlementaires, à la fin de janvier 2009. Le Parti conservateur canadien (PCC) remporte les élections générales du 14 octobre 2008, mais sans obtenir la majorité en chambre. Cette situation laisse présager que le gouvernement de Stephen Harper devra compter sur l’appui ou la collaboration de l’opposition pour gouverner. À la suite de l’énoncé économique du gouvernement, le 27 novembre, les formations d’opposition décident toutefois de se réunir et de définir les modalités d’une coalition qui leur permettrait de renverser le gouvernement, puis de le remplacer. Les trois chefs, Stéphane Dion (Parti libéral du Canada), Jack Layton (Nouveau Parti démocratique) et Gilles Duceppe (Bloc québécois) dévoilent leurs intentions le 1e décembre. Pour justifier leur geste, ils évoquent l’absence de mesures d’urgence pour contrer l’impact de la crise économique. Les partis d’opposition craignent également le projet du gouvernement qui veut éliminer le financement fédéral des partis politiques, une mesure qui les atteindrait de plein fouet. Leur plan prévoit la création d’un gouvernement qui durerait 30 mois, période prévue pour la perturbation économique. Le gouvernement serait dirigé par le chef libéral Stéphane Dion, jusqu’à la tenue en 2009 d’un congrès au leadership déjà prévu au sein du Parti libéral. Le cabinet serait composé de 19 libéraux et de 6 néo-démocrates, mais ne compterait sur aucun bloquiste. Le Bloc québécois, une formation souverainiste, se contenterait d’appuyer le gouvernement afin de faire avancer ses priorités et d’éviter un retour prématuré aux urnes. Cette démarche inusitée, sans précédent en politique canadienne, soulève bien des interrogations. Le vote de censure étant déjà au feuilleton pour le 8 décembre, les spéculations vont bon train. Un des éléments inconnus est la position que prendra la gouverneure générale Michaëlle Jean, sur qui reposera probablement la décision de demander à Dion de former ou non le prochain gouvernement. Rejointe en Europe, celle-ci précipite son retour au Canada pour la circonstance. Pour sa part, le premier ministre Harper exprime clairement à la Chambre des communes sa volonté de ne pas laisser cette coalition gouverner le pays, une éventualité qui soulève de vives réactions, particulièrement dans la presse et la population canadienne-anglaise. Après une adresse télévisée à la nation, le 3 novembre, il rencontre la gouverneure générale le lendemain afin d’obtenir la prorogation de la Chambre. Cette décision, qui constitue un précédent, permettra au gouvernement de réviser sa stratégie avant la reprise des travaux parlementaires, à la fin de janvier 2009. Source : La Presse, 2 décembre 2008, p. A1-A10 ; Le Devoir, 2 décembre 2008, p. A1, A4-A5, A10.
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/2008/12/01/001-ottawa_coalition_lundi.shtml

Voir en ligne : http://bilan.usherbrooke.ca/bilan/p...