Incendies désastreux à Rimouski et Cabano

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

L’incendie, qui trouve son origne à l’usine Price Bros., s’est rapidement répandu à l’ensemble de la ville, ravageant plus de 400 logements, un hôpital, deux couvents, le palais de justice et la prison. Les dégâts s’élèvent à plus de 10 millions de dollars. Devant l’ampleur des dommages, les pompiers et les policiers doivent faire appel à l’armée et à la Croix-Rouge. En plus du feu, les secours sont confrontés à deux autres problèmes : les pilleurs et les spectateurs. Le brigadier Allard, qui est sur les lieux lors du drame, tient des propos sévères à l’endroit des « milliers de personnes qui ont encombré les rues au plus fort de l’incendie et qui n’ont pas eu le courage de venir en aide aux pompiers qui tombaient de fatigue (...) ces curieux ont nui considérablement au travail des policiers et des pompiers et ils sont en partie responsables des proportions gigantesques qu’a prises l’incendie. » En fait, il s’agirait du plus grand désastre au pays, après l’explosion survenue à Halifax, en 1917. Trois jours plus tard, c’est au tour de Cabano, un village situé à une cinquantaine de milles au sud de Rimouski, d’être ravagé par un autre incendie d’envergure. Le feu, qui débute également dans la cour d’un moulin à scie, ravage plus de 122 édifices et réduit en cendres 80 % des établissements commerciaux et industriels. C’est plus de la moitié de la ville qui disparaît en l’espace de quelques heures.L’incendie, qui trouve son origne à l’usine Price Bros., s’est rapidement répandu à l’ensemble de la ville, ravageant plus de 400 logements, un hôpital, deux couvents, le palais de justice et la prison. Les dégâts s’élèvent à plus de 10 millions de dollars. Devant l’ampleur des dommages, les pompiers et les policiers doivent faire appel à l’armée et à la Croix-Rouge. En plus du feu, les secours sont confrontés à deux autres problèmes : les pilleurs et les spectateurs. Le brigadier Allard, qui est sur les lieux lors du drame, tient des propos sévères à l’endroit des « milliers de personnes qui ont encombré les rues au plus fort de l’incendie et qui n’ont pas eu le courage de venir en aide aux pompiers qui tombaient de fatigue (...) ces curieux ont nui considérablement au travail des policiers et des pompiers et ils sont en partie responsables des proportions gigantesques qu’a prises l’incendie. » En fait, il s’agirait du plus grand désastre au pays, après l’explosion survenue à Halifax, en 1917. Trois jours plus tard, c’est au tour de Cabano, un village situé à une cinquantaine de milles au sud de Rimouski, d’être ravagé par un autre incendie d’envergure. Le feu, qui débute également dans la cour d’un moulin à scie, ravage plus de 122 édifices et réduit en cendres 80 % des établissements commerciaux et industriels. C’est plus de la moitié de la ville qui disparaît en l’espace de quelques heures. Source : Le Devoir, 8 mai 1950, p.1 et 10 mai 1950, p.1.

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