Innovation par le gardien de but Jacques Plante

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Depuis les débuts de la Ligue nationale de hockey (LNH), en 1917, quelques gardiens de but ont considéré la possibilité de porter un masque protecteur. À la fin des années 50, aucun n’utilise toutefois cette pièce d’équipement. C’est le soir du 1er novembre 1959 que Jacques Plante
innove dans ce domaine. Gardien régulier du Canadien de Montréal, Plante est atteint d’un dur lancer du revers d’Andy Bathgate des Rangers de New York. En plus de rendre Plante inconscient pendant quelques instants, le tir cause une coupure de trois pouces qui nécessite sept points de suture. Ils s’ajoutent aux 200 que le portier du Canadien aurait accumulés depuis ses débuts. Après plusieurs minutes d’attente -il n’y a pas de gardiens réservistes à cette époque- , Plante fait son retour sur la glace du Madison Square Garden. Cette fois, il porte un masque. C’est un projet qu’il mijote depuis longtemps, mais qu’il n’avait pu mettre à exécution à cause des réticences de son entraîneur, Hector « Toe » Blake. Blake, comme plusieurs autres experts, croit en effet que le port du masque nuira à la vision de son gardien, qu’il risque de réduire son efficacité. Après les dégâts causés par le lancer de Bathgate, l’entraîneur du Canadien laisse toutefois le champ libre à Plante qui dissipe ses craintes en jouant avec son brio habituel. Au cours des onze rencontres suivantes, le Tricolore reste invaincu. Pendant cette séquence, la défensive n’accorde que 13 buts, ce qui tend à démontrer que le port du masque n’affecte pas les performances de Plante. En 1962, celui-ci remportera même le trophée Hart, remis au joueur le plus utile, un exploit rare pour un gardien de but. Au fil des ans, de plus en plus de gardiens de but porteront le masque. Le dernier à s’aventurer devant le filet sans cette pièce d’équipement sera Andy Brown, le 31 mars 1973. Jacques Plante
continuera pour sa part d’innover dans le domaine. À son usine de Magog, dans les Cantons de l’Est, il supervisera la fabrication de nouveaux modèles de masques plus légers et plus sécuritaires. Il sera à même d’apprécier la valeur de ses inventions puisque sa carrière se prolongera jusqu’en 1974-75, année où il quittera définitivement les rangs professionnels.Depuis les débuts de la Ligue nationale de hockey (LNH), en 1917, quelques gardiens de but ont considéré la possibilité de porter un masque protecteur. À la fin des années 50, aucun n’utilise toutefois cette pièce d’équipement. C’est le soir du 1er novembre 1959 que Jacques Plante
innove dans ce domaine. Gardien régulier du Canadien de Montréal, Plante est atteint d’un dur lancer du revers d’Andy Bathgate des Rangers de New York. En plus de rendre Plante inconscient pendant quelques instants, le tir cause une coupure de trois pouces qui nécessite sept points de suture. Ils s’ajoutent aux 200 que le portier du Canadien aurait accumulés depuis ses débuts. Après plusieurs minutes d’attente -il n’y a pas de gardiens réservistes à cette époque- , Plante fait son retour sur la glace du Madison Square Garden. Cette fois, il porte un masque. C’est un projet qu’il mijote depuis longtemps, mais qu’il n’avait pu mettre à exécution à cause des réticences de son entraîneur, Hector « Toe » Blake. Blake, comme plusieurs autres experts, croit en effet que le port du masque nuira à la vision de son gardien, qu’il risque de réduire son efficacité. Après les dégâts causés par le lancer de Bathgate, l’entraîneur du Canadien laisse toutefois le champ libre à Plante qui dissipe ses craintes en jouant avec son brio habituel. Au cours des onze rencontres suivantes, le Tricolore reste invaincu. Pendant cette séquence, la défensive n’accorde que 13 buts, ce qui tend à démontrer que le port du masque n’affecte pas les performances de Plante. En 1962, celui-ci remportera même le trophée Hart, remis au joueur le plus utile, un exploit rare pour un gardien de but. Au fil des ans, de plus en plus de gardiens de but porteront le masque. Le dernier à s’aventurer devant le filet sans cette pièce d’équipement sera Andy Brown, le 31 mars 1973. Jacques Plante
continuera pour sa part d’innover dans le domaine. À son usine de Magog, dans les Cantons de l’Est, il supervisera la fabrication de nouveaux modèles de masques plus légers et plus sécuritaires. Il sera à même d’apprécier la valeur de ses inventions puisque sa carrière se prolongera jusqu’en 1974-75, année où il quittera définitivement les rangs professionnels. Source : Raymond Plante, Jacques Plante : derrière le masque, Coll. « Les grandes figures », Montréal, XYZ, 1996, 221 p.

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