Interdiction aux universités québécoises d’avoir accès aux subsides fédéraux

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Dans son rapport déposé le 1er juin 1951, la Commission Massey sur l’avancement des arts, des lettres et des sciences au Canada suggère une aide fédérale aux universités. Cyril James, principal de l’Université McGill, et ses pairs des différentes universités anglophones au Canada, poussent le gouvernement canadien à appliquer immédiatement cette mesure. Le 19 juin suivant, le premier ministre canadien, Louis Saint-Laurent fait voter les crédits et recherche la collaboration de la Conférence des Universités canadiennes pour les modalités de paiements. De plus, Saint-Laurent promet de ne pas intervenir dans les programmes d’enseignement de chaque province. Néanmoins, le premier ministre québécois, Maurice Duplessis, considère les subventions fédérales comme une ingérence fédérale dans le domaine de l’éducation. Dans une lettre destinée au premier ministre Saint-Laurent, Duplessis fait part de son opinion : « Nous ne mettons pas en doute la bonne foi du gouvernement fédéral et en particulier le désir que vous exprimez de respecter l’autonomie de la province en matières éducationnelles, mais nous sommes intimement convaincus que ce projet constitue une dangereuse ursupation de pouvoirs par le fédéral, dans un domaine fondamental, exclusivement réservé aux provinces. » C’est le début d’un long différend qui ne prendra fin qu’après la mort de Duplessis, en 1959.Dans son rapport déposé le 1er juin 1951, la Commission Massey sur l’avancement des arts, des lettres et des sciences au Canada suggère une aide fédérale aux universités. Cyril James, principal de l’Université McGill, et ses pairs des différentes universités anglophones au Canada, poussent le gouvernement canadien à appliquer immédiatement cette mesure. Le 19 juin suivant, le premier ministre canadien, Louis Saint-Laurent fait voter les crédits et recherche la collaboration de la Conférence des Universités canadiennes pour les modalités de paiements. De plus, Saint-Laurent promet de ne pas intervenir dans les programmes d’enseignement de chaque province. Néanmoins, le premier ministre québécois, Maurice Duplessis, considère les subventions fédérales comme une ingérence fédérale dans le domaine de l’éducation. Dans une lettre destinée au premier ministre Saint-Laurent, Duplessis fait part de son opinion : « Nous ne mettons pas en doute la bonne foi du gouvernement fédéral et en particulier le désir que vous exprimez de respecter l’autonomie de la province en matières éducationnelles, mais nous sommes intimement convaincus que ce projet constitue une dangereuse ursupation de pouvoirs par le fédéral, dans un domaine fondamental, exclusivement réservé aux provinces. » C’est le début d’un long différend qui ne prendra fin qu’après la mort de Duplessis, en 1959. Source : Paul-André Linteau, René Durocher, Jean-Claude Robert, François Ricard, Histoire du Québec contemporain : le Québec depuis 1930, Montréal, Boréal, 1986, p.357-360.

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